Uber interdite à New Delhi après le viol présumé d'une cliente

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Des policiers escortent au pas de course le chauffeur d'Uber, auteur présumé d'un viol sur une passagère, à l'extérieur de la cour de New Delhi où il a comparu, lundi après-midi.

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Agence France-Presse
NEW DELHI

Uber ne pourra désormais plus offrir son service de voiturage dans la capitale indienne, les autorités de New Delhi lui ayant interdit lundi d'y opérer, après le viol présumé d'une jeune femme par l'un de ses chauffeurs, un nouveau coup porté à la réputation de la start-up.

Uber doit affronter une multitude de critiques en Inde depuis ce nouvel épisode de violence sexuelle contre une femme, la jeune cadre accusant un chauffeur de la société de l'avoir violée vendredi soir dans sa voiture.

Selon la presse, la jeune compagnie de voiturage n'avait pas vérifié le passé du chauffeur de 32 ans. Incarcéré plusieurs mois dans une autre affaire de viol, il avait été acquitté en 2012, rapportent les médias indiens.

Après ce crime, le département des transports de la ville «a interdit toutes les activités de services de transport par Uber.com avec effet immédiat» et décidé que la compagnie ne pourra offrir ses services dans le futur, selon un communiqué.

Cette interdiction porte un sévère coup à la réputation déjà controversée d'Uber qui met en contact clients et chauffeurs via une application pour téléphone intelligent et a fondé une partie de son marketing sur la sécurité.

Ce crime intervient en outre pratiquement deux ans après un viol en réunion d'une étudiante dans un bus à New Delhi, décédée de ses blessures, et qui avait suscité une vague d'indignation dans tout le pays.

Le suspect du viol perpétré vendredi soir a été arrêté dimanche dans une ville de l'État de l'Uttar Pradesh, à 150 km au sud de New Delhi, après d'intenses recherches de la police pendant le week-end. Il a comparu devant un juge de New Delhi, lundi après-midi.

La victime présumée, une cadre d'un groupe financier, a expliqué à la police s'être assoupie dans le taxi qui devait la ramener chez elle après avoir dîné avec un ami. À son réveil, elle s'est aperçue que le chauffeur s'était arrêté dans une zone perdue de la capitale où il l'a violée avant de la déposer non loin de chez elle.

La jeune femme a pris une photo de la plaque d'immatriculation du véhicule pour dénoncer le chauffeur, malgré les menaces de mort émises par ce dernier.

«Crime affreux»

Dès dimanche, un responsable de la police avait critiqué l'attitude d'Uber, indiquant que les premiers éléments de l'enquête montraient qu'aucun GPS n'avait été installé dans la voiture et que le passé du chauffeur n'avait pas été vérifié.

«Nos premières vérifications montrent des lacunes de la part de la société privée de voiturage qui n'a pas installé de GPS dans ses taxis et n'a pas contrôlé son personnel», avait dit ce responsable, Deepak Mishra, à l'AFP.

Uber a de son côté assuré avoir respecté la réglementation en vigueur à New Delhi, assurant que la vérification du passé du chauffeur «ne figure pas dans les programmes de transport commercial agrémenté», selon un communiqué de son directeur général Travis Kalanick.

«Ce qui s'est passé pendant le week-end à New Delhi est horrible. Nos pensées vont à la victime de ce crime affreux», ajoute-t-il.

Uber est connu pour son application mobile de location de voiture avec chauffeur, pensée comme une alternative aux taxis traditionnels. Elle se sert de la géolocalisation pour mettre l'utilisateur en contact avec un véhicule se trouvant aux environs, Uber encaissant une commission sur le prix de la course.

Fondée en 2009 en Californie, Uber est désormais présente dans plus de 200 villes et 45 pays, contre seulement 60 villes et 21 pays il y a un an.

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