Mandats d'arrêts contre deux Australiens jihadistes

Mohamed Elomar est soupçonné d'avoir rejoint le mouvement jihadistes... (Photo tirée de Facebook)

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Mohamed Elomar est soupçonné d'avoir rejoint le mouvement jihadistes de l'État islamique, qui combat actuellement en Irak et en Syrie.

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Agence France-Presse
SYDNEY, Australie

L'Australie a émis des mandats d'arrêt à l'égard de deux hommes suspectés de combattre aux côtés de rebelles en Irak et en Syrie, des actes considérés comme terroristes, a indiqué mercredi la police.

Les deux hommes, Mohamed Elomar et Khaled Sharrouf, habitants de Sydney, auraient rejoint le mouvement jihadistes de l'État islamique (EI), selon la police.

«Les mandats d'arrêt sont liés à une activité terroriste présumée», a précisé un porte-parole. «Si Sharrouf ou Elomar rentrent en Australie, ces mandats autorisent les forces de police à les arrêter immédiatement».

La presse australienne rapporte que Mohamed Elomar a mis en ligne des photos de lui, où il pose aux côtés de têtes coupées de soldats de l'armée syrienne tués vraisemblablement dans des combats récents dans la province de Raqa (nord), où des militants de l'EI viennent de saisir une base de l'armée.

«Ces photographies, si elles sont authentiques, sont abominables», a déclaré George Brandis, l'Attorney général, équivalent australien du ministre de la Justice.

«Si elles sont authentiques, elles prouvent la participation de cet homme, voire la promotion par ses soins, de crimes violents, probablement des crimes de guerre», a-t-il ajouté mardi soir auprès de l'Australian Broadcasting Corporation.

Canberra estime à 150 le nombre de ses citoyens, dont certains ont la double nationalité, formés aux combats et aux actes terroristes aux côtés de rebelles sunnites, en Irak et en Syrie.

Le gouvernement a récemment confirmé que deux Australiens, dont un âgé de 18 ans, ont conduit des attentats suicide dans cette région, sans donner d'autres détails.

L'EI, groupe jihadiste sunnite, est né en Irak en 2006 avant de s'étendre en Syrie avec le début de la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad, il y a trois ans.

Le mouvement s'est emparé de pans entiers du territoire irakien depuis le début d'une offensive fulgurante lancée début juin.

En Europe, les représentants de neuf pays ont adopté début juillet un plan d'action, dont les modalités restent confidentielles, pour identifier les jeunes Européens partis combattre en Syrie et les empêcher de commettre des tueries.

L'objectif des mesures européennes est de mieux identifier les candidats prêts à s'enrôler pour aller combattre en Syrie, de les signaler aux autres pays de l'UE, de rendre leur départ difficile, de les suivre à leur retour et éventuellement de les appréhender.




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