L'ex-PM Yingluck peut quitter la Thaïlande

Yingluck, arrivée au pouvoir grâce à sa victoire... (PHOTO PORNCHAI KITTIWONGSAKUL, ARCHIVES AFP)

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Yingluck, arrivée au pouvoir grâce à sa victoire aux législatives de 2011, a été chassée de son poste par la justice en mai, juste avant le putsch qui a mis un terme à sept mois de manifestations meurtrières contre le gouvernement.

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Agence France-Presse
BANGKOK

La junte thaïlandaise a indiqué jeudi avoir autorisé l'ancienne première ministre Yingluck Shinawatra à quitter le pays pour la première fois depuis le coup d'État du 22 mai.

Yingluck devrait se rendre à Paris la semaine prochaine pour le 65e anniversaire de son frère Thaksin Shinawatra, ex-premier ministre en exil chassé par le précédent putsch en 2006.

Le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO, nom de la junte) a approuvé mercredi la requête de Yingluck de quitter le territoire «parce que depuis le coup d'État elle ne s'est jamais opposée au travail du NCPO», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la junte Winthai Suvaree.

«Elle a fait profil bas», a-t-il ajouté.

Selon une source militaire, elle devra informer les autorités thaïlandaises de sa localisation par l'intermédiaire des ambassades dans les pays visités.

Yingluck, arrivée au pouvoir grâce à sa victoire aux législatives de 2011, a été chassée de son poste par la justice en mai, juste avant le putsch qui a mis un terme à sept mois de manifestations meurtrières contre le gouvernement.

Elle a fait partie des centaines de personnalités convoquées par la junte et détenues plusieurs jours dans des lieux tenus secrets, avant d'être libérées en signant un engagement à ne plus faire de politique.

Au lendemain de son limogeage, Yingluck avait été d'autre part inculpée pour négligence par la Commission anticorruption, en lien avec un programme d'aide controversé aux riziculteurs.

Elle pourrait désormais faire également face dans cette affaire à des poursuites criminelles, la Commission anticorruption ayant annoncé jeudi transmettre le dossier à la justice.

«L'accusée en tant que première ministre aurait dû suspendre le programme dès le moment où elle a entendu parlé de corruption et de pertes», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Depuis le putsch du 22 mai, la junte a suspendu la Constitution, largement limité les libertés civiles et exclu des élections avant octobre 2015.

Thaksin, qui vit à Dubaï pour échapper à une peine de prison pour malversations financières, reste le facteur de division du royaume.

Depuis le coup d'État qui a renversé le milliardaire, la Thaïlande est engluée dans une série de crises politiques mettant aux prises ses ennemis et ses partisans.




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