Mort du soldat japonais qui a continué la Deuxième Guerre mondiale jusqu'en 1974

Hiroo Onoda était le dernier de ces dizaines... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/KYODO)

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Hiroo Onoda était le dernier de ces dizaines de soldats japonais qui, aux quatre coins de l'Asie, ne croyaient pas à la défaite, et avaient décidé de continuer la lutte au nom de l'empereur Hirohito, bien après la capitulation annoncée par ce dernier le 15 août 1945.

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Agence France-Presse
Tokyo

Hiroo Onoda est mort tranquillement dans son lit à Tokyo à 91 ans. Rien que wde très banal sauf que cet ancien soldat japonais a vécu caché dans la jungle aux Philippines jusqu'en 1974, pensant que la guerre n'était pas finie.

Durant près de trente ans après la capitulation de l'Empire nippon, cet officier de renseignement et spécialiste des techniques de guérilla a résisté sur l'île philippine de Lubang, près de Luzon.

On l'y avait envoyé en 1944 avec un ordre formel : ne jamais se rendre et tenir jusqu'à l'arrivée de renforts.

Avec trois autres soldats, il a obéi à cette instruction pendant des années après le conflit, ignorant que le combat était fini.

Leur existence fut découverte en 1950 lorsque l'un d'eux décida de sortir de la forêt et de rentrer au Japon.

On a eu beau alors larguer par avion des tracts annonçant à Onoda que la guerre était terminée depuis longtemps et que l'armée impériale avait été battue, le soldat n'y crut jamais et continua avec ses derniers acolytes à surveiller des installations militaires et même parfois à se battre contre des soldats philippins.

Après la mort d'un des compagnons d'infortune d'Onoda, Tokyo et Manille continuèrent de rechercher ce dernier et son ultime frère d'armes pendant dix ans. Finalement, les recherches furent arrêtées en 1959, Japonais et Philippins étant persuadés que tous deux étaient morts.

Mais en 1972, ils refirent surface pour attaquer des troupes philippines. Onoda réussit à s'enfuir alors que son dernier homme était tué.

Tokyo décida alors d'envoyer des membres de sa propre famille pour tenter de le convaincre d'arrêter le combat, mais en vain.

Il aura finalement fallu que son ex-commandant s'enfonce lui-même dans la jungle en 1974 et lui ordonne de déposer les armes pour qu'il accepte sa reddition.

Hiroo Onoda était le dernier de ces dizaines de soldats japonais qui, aux quatre coins de l'Asie, ne croyaient pas à la défaite, et avaient décidé de continuer la lutte au nom de l'empereur Hirohito, bien après la capitulation annoncée par ce dernier le 15 août 1945.

À son retour au Japon en 1974, il expliqua lors d'une conférence de presse que pendant ses trente années au coeur de la jungle philippine, il n'avait eu qu'une seule chose en tête : «exécuter les ordres».

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