Par «courtoisie», Washington appelle parfois la Birmanie, le Myanmar

Le président de la Birmanie Thein Sein durant... (Photo Soe Than Win, AFP)

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Le président de la Birmanie Thein Sein durant une réunion avec des membres du gouvernement. Il y a une vingtaine d'années, la junte militaire birmane alors au pouvoir avait rebaptisé le nom anglais du pays «Myanmar» parce qu'elle estimait que «Birmanie», outre sa connotation coloniale, favorisait la majorité ethnique «birmane» ou «bamar», aux dépens des nombreuses minorités.

Photo Soe Than Win, AFP

Agence France-Presse

Les États-Unis consentent dorénavant parfois à désigner la Birmanie sous son nom officiel de «Myanmar» en signe de «courtoisie diplomatique», a indiqué lundi le département d'État, à la faveur du rapprochement historique entre les deux pays.

Le 3 janvier, jour anniversaire de l'indépendance de la Birmanie en 1948, le secrétaire d'État John Kerry avait cité à deux reprises le «Myanmar» dans un communiqué de voeux qui ne faisait aucune mention du nom «Birmanie».

La porte-parole adjointe du département d'État Marie Harf a assuré que «la politique du gouvernement des États-Unis continuait de faire référence à ce pays (sous le nom) de Birmanie», comme c'est le cas depuis la fin des années 1980.

Mais «dans certaines circonstances, des responsables gouvernementaux américains font référence à ce pays (sous le nom) de Myanmar, par courtoisie diplomatique», a argumenté Mme Harf, citant la visite sur place du président Barack Obama en décembre 2012 lorsqu'il avait alterné l'usage des deux appellations.

Elle a assuré qu'il n'y avait aucune «confusion» possible en la matière.

Il y a une vingtaine d'années, la junte militaire birmane alors au pouvoir avait rebaptisé le nom anglais du pays «Myanmar», le nom birman restant inchangé. Elle estimait que «Birmanie», outre sa connotation coloniale, favorisait la majorité ethnique «birmane» ou «bamar», aux dépens des nombreuses minorités.

Mais l'opposition emmenée par le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, appuyée par les Occidentaux, s'en tenaient au terme de «Birmanie».

John Kerry avait salué en octobre dernier la série «formidable» de réformes engagées dans ce pays, tout en la jugeant «incomplète».

Le président Obama a engagé une normalisation des relations américano-birmanes en signe de reconnaissance des réformes politiques et économiques sans précédent depuis l'auto-dissolution de la junte militaire au printemps 2011.




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