Google Maps dévoile les prisons de la Corée du Nord

Pyongyang, telle qu'aperçue sur le site de Google... (Photo tirée d'internet)

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Pyongyang, telle qu'aperçue sur le site de Google Maps.

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Youkyung Lee
Associated Press
Séoul

Google a aidé à combler le vide de l'un des derniers «trous noirs» de l'information de la planète en publiant une carte détaillée de la Corée du Nord qui a permis d'ajouter des noms de rues, des monuments, ainsi que de tristement célèbres camps de prisonniers.

Les informations sur les rues, parcs, monuments et gares de la capitale, Pyonyang, sont apparues cette semaine sur la carte de Google Maps, qui affichait auparavant une absence de données. Jusqu'à mardi, le régime communiste isolé était le dernier endroit dans ce logiciel où aucune donnée n'était disponible, à l'exception du nom de la capitale.

Cette révision survient quelques semaines seulement après qu'Eric Schmidt, président exécutif de Google, eut visité le pays comme membre d'une délégation de neuf personnes en Corée du Nord. Lors de ce déplacement privé dénoncé par le gouvernement américain, M. Schmidt a visité des laboratoires d'informatique dans la plus grande université nord-coréenne, et a discuté avec des étudiants.

Selon Google, il n'y a aucun lien à faire entre cette visite et le lancement de la nouvelle carte.

Au dire du géant de la recherche Internet, des «citoyens cartographes» ont commencé à bâtir cette carte de la Corée du Nord en 2009 à l'aide d'images satellites, d'informations publiques et de connaissances locales via un outil appelé Map Maker qui permet de collaborer sur des cartes de façon participative. Un Nord-Coréen moyen ne serait cependant sans doute pas en mesure de contribuer, puisque seuls quelques privilégiés ont accès à Internet dans ce pays.

Si Pyonyang est relativement détaillée, le reste du pays demeure majoritairement vide, à l'exception de certains aéroports, autoroutes, universités et artères majeures.

La carte indique également au moins quatre endroits où le gouvernement nord-coréen est suspecté d'exploiter des camps de prisonniers.

An Myung-chul, qui dirige un organisme sans but lucratif appelé Libérez le goulag nord-coréen, sis à Séoul en Corée du Sud, et qui recueille des informations de la part d'anciens prisonniers nord-coréens, a indiqué que les informations de Google Maps sur les camps de prisonniers étaient «majoritairement exactes», bien qu'un camp de concentration situé près de Kaechon devrait être placé plus au sud.

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