La pollution, la priorité du nouveau maire de Pékin

Originaire du Henan (centre), Wang Anshun, âgé de... (PHOTO REUTERS)

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Originaire du Henan (centre), Wang Anshun, âgé de 55 ans, a pris ses fonctions lundi à la tête d'une municipalité de plus de 20 millions d'habitants, considérée comme un tremplin vers les hautes instances du Parti communiste chinois (PCC).

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Agence France-Presse
Pékin

Le nouveau maire de Pékin, Wang Anshun, devra faire de la lutte contre la pollution de la capitale, à nouveau noyée mardi dans le smog, la priorité des priorités, estime la presse chinoise.

Originaire du Henan (centre), Wang Anshun, âgé de 55 ans, a pris ses fonctions lundi à la tête d'une municipalité de plus de 20 millions d'habitants, considérée comme un tremplin vers les hautes instances du Parti communiste chinois (PCC). Son prédécesseur, Guo Jinlong, a été nommé au Bureau politique au dernier congrès du PCC en novembre dernier.

Le nouveau maire a reconnu d'entrée de jeu que «les problèmes environnementaux actuels étaient inquiétants», a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.

Hasard climatique, Wang Anshun a pris ses fonctions dans un épais brouillard qui enveloppe depuis lundi Pékin, alors qu'un nombre croissant de personnes portent des masques protecteurs pour sortir, ou même dans les bureaux.

L'indice de la qualité de l'air (AQI) de l'ambassade américaine, qui sert désormais de référence à beaucoup d'habitants, y était de 484 à 15 h, soit près de 40 fois le seuil préconisé par l'OMS.

L'AQI est «malsain» au-dessus de 150, «dangereux» au-dessus de 300 et «hors indice» au-dessus de 500.

Après le record du 13 janvier, il s'agit de la quatrième fois depuis le début de l'hiver que la capitale est victime du smog, mélange de pollution et d'un brouillard très dense tombé sur la Chine du Nord. La visibilité est réduite à quelques centaines de mètres et 61 vols ont été retardés dans la matinée au départ de Pékin.

Le ministère de l'Environnement a annoncé que le smog avait au total affecté ces derniers jours une surface de 1,3 million de km2, soit plus de deux fois celle de la France.

Le gouvernement considère que quatre grandes villes du nord du pays, Pékin, Tianjin, Shijiazhuang et Jinan, sont «gravement polluées».

Unanime, la presse de la capitale a souligné, sondages à l'appui, que la pollution était le problème numéro un des habitants, devant la congestion du trafic automobile, le sort des Pékinois dépourvus de permis de résidence et la cherté du logement.

Plus de cinq millions de véhicules circulent dans les rues de Pékin, régulièrement congestionnées.

La Chine tire plus de 70 % de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

Poste prestigieux, la mairie de Pékin est aussi un poste à risques : Chen Xitong, maire de Pékin durant les manifestations pour la démocratie à Tian'anmen en 1989, avait été en 1995 le premier membre du Bureau politique jeté en prison depuis la Révolution culturelle (1966-76). Condamné pour corruption, il a été libéré l'an dernier après 16 ans d'incarcération.

Dans un livre, il s'est déclaré «désolé» du massacre du 4 juin 1989, estimant que les morts auraient pu être évités si la crise «avait été gérée correctement», allusion à l'ancien numéro un chinois.

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