Venezuela: à l'ONU, Washington évoque une possible menace à la sécurité

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Les États-Unis espèrent qu'une réunion informelle sur le Venezuela, lundi à l'ONU, permettra d'aboutir à une action internationale pour éviter que la crise dans ce pays ne se transforme en menace à la sécurité, selon un document transmis vendredi aux membres du Conseil de sécurité.

L'ambassadrice américaine, Nikki Haley, est à l'origine de la convocation de cette réunion publique qui se tiendra dans une salle des Nations unies dédiée aux questions économiques et sociales.

Le Venezuela est au bord d'une situation de défaut de paiement sur sa dette extérieure, qu'il veut restructurer malgré une crise économique, politique et humanitaire qui dure depuis plusieurs mois.

« La communauté internationale doit travailler collectivement sur la crise au Venezuela et sur son impact humanitaire avant qu'elle ne s'aggrave et ne devienne une menace pour la paix et la sécurité internationales », affirme la mission américaine dans son document obtenu par l'AFP.

Selon celui-ci, en six mois, plus de 500 000 Vénézuéliens ont fui vers la Colombie et les pays voisins. Ces pays doivent désormais lutter contre des trafics d'êtres humains et des affaires d'exploitation sexuelle, précise le texte.

« Alors que l'économie vénézuélienne continue de s'effondrer, la situation ne semble que devoir empirer d'autant que le pays risque un défaut de paiement de sa dette », indique le document américain.

La dette du Venezuela envers l'étranger est estimée à 150 milliards de dollars.

Parmi les intervenants attendus figurent le secrétaire général de l'Organisation des États américains, Luis Almagro, un critique virulent du gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, et le haut commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Zeid Ra'a Al Hussein. Des ONG doivent aussi prendre la parole.

Le niveau de représentation des 15 membres du Conseil de sécurité reste incertain. Plusieurs d'entre eux sont très réticents à voir l'ONU s'impliquer dans la crise au Venezuela, jugeant que les organisations régionales sont plus adéquates.

En mai, Nikki Haley avait déjà organisé une réunion - à huis clos - du Conseil de sécurité sur le Venezuela.




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