Le président mexicain s'engage à garantir la sécurité des journalistes

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Agence France-Presse

Le président mexicain Enrique Peña Nieto s'est engagé à renforcer et étendre les mécanismes de protections des journalistes, ainsi qu'à combattre l'impunité, deux jours après le meurtre de Javier Valdez, spécialiste reconnu du narcotrafic et pigiste pour l'AFP.

Dans son tout premier discours sur le sujet, Enrique Peña Nieto a annoncé que le gouvernement accorderait «les moyens nécessaires pour apporter la protection nécessaire aux journalistes et aux défenseurs des droits de l'Homme».

S'exprimant après les dénonciations d'ONG sur l'impunité généralisée qui entoure les meurtres de journalistes au Mexique, le chef de l'État a également promis de renforcer le parquet spécial créé en 2010 pour enquêter sur les crimes et menaces contre les journalistes, dont les moyens n'ont fait que fondre d'année en année.

De la même manière, les enquêtes en cours seront relancées, a promis M. Peña Nieto. La mort lundi de Javier Valdez, tué par balle en pleine rue, s'ajoute à la centaine de reporters assassinés au Mexique depuis 2000.

«Ce que les gens attendent, ce sont des résultats, c'est combattre l'impunité», a déclaré le président, qui a observé une minute de silence avant son discours.

«La violence contre les journalistes et défenseurs des droits de l'Homme a ouvert une profonde blessure dans notre société», a-t-il reconnu.

À son arrivée au pouvoir, en 2012, le président Enrique Peña Nieto avait fait de la sécurité des reporters une priorité. Pourtant cette année, son gouvernement n'a alloué aucun budget au mécanisme de protection des professionnels de l'information.

Créé en 2012 et censé veiller sur 509 personnes, ce dispositif inclut des gardes du corps, des opérations de patrouille, des manuels d'auto-protection et un bouton pour appeler à l'aide en cas d'urgence.

En février, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) avait souligné que ce pays occupait la troisième place dans le monde pour le nombre de journalistes assassinés, derrière la Syrie et l'Afghanistan, avec plus d'une centaine de professionnels tués depuis 2000.

Le manque de moyens, qui pourrait mettre en péril la vie des reporters menacés, répond à une absence de volonté politique, selon RSF.




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