Brésil: nouvelles manifestations contre les mesures d'austérité

Un imposante manifestation a pris d'assaut les rues... (photo  NELSON ALMEIDA, AFP)

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Un imposante manifestation a pris d'assaut les rues de Sao Paulo vendredi pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement Temer.

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Agence France-Presse
SAO PAULO

Des dizaines de milliers de Brésiliens sont redescendus manifester dans les rues vendredi pour protester contre les mesures d'austérité imposées par le gouvernement du président Michel Temer, un «échauffement» avant la grève générale convoquée pour fin avril, estiment les syndicats.

«Aujourd'hui est un nouveau jour de manifestations contre la réforme des retraites, la législation du travail et toutes les attaques que le gouvernement Temer et ses alliés commettent contre les travailleurs», a déclaré à l'AFP Marcella Azevedo, leader du Mouvement des Femmes en lutte, aux côtés d'étudiants, professeurs, syndicalistes et militants de gauche qui défilaient à Sao Paulo.

Des manifestations se sont également déroulées à Brasilia, Rio de Janeiro, Belo Horizonte et dans d'autres grandes villes du pays.

Des dizaines de milliers de Brésiliens avaient déjà manifesté leur colère le 15 mars dans tout le pays, notamment contre le projet de réforme des retraites.

Les syndicats ont estimé que les manifestations de vendredi étaient «un échauffement» avant la grève générale convoquée pour le 28 avril.

Un sondage paru vendredi révèle que seulement 10% des personnes interrogées ont une opinion positive de l'action du gouvernement conservateur. Et que 55% considèrent sa gestion «mauvaise ou lamentable».

Arrivé au pouvoir en 2016, après la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff, Michel Temer a lancé une série de mesures d'austérité impopulaires pour tenter de relancer l'économie du Brésil.

Après avoir fait approuver par le Congrès le gel des finances publiques sur 20 ans, l'autre réforme phare prévoit d'élever l'âge minimum de départ à la retraite à 65 ans, un changement radical dans un pays où les travailleurs peuvent s'arrêter à 54 ans.

Cette dernière mesure, discutée au Congrès, crée de fortes résistances, même au sein de la base alliée au président Temer.

Les résultats des réformes du gouvernement se font attendre et le chômage a battu dans la période de décembre à février un nouveau record, touchant 13,5 millions de personnes (13,2% de la population active), selon des données divulguées vendredi.




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