Mexique: un maire et quatre policiers accusés des meurtres de dix personnes

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Le gouverneur de l'État du Michoacán, Silvano Aureoles, a déclaré mardi à un média local que l'enquête a permis de déterminer que les victimes avaient été arrêtées par la police de la ville d'Alvaro Obregon.

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Associated Press
MEXICO

Un maire mexicain et quatre policiers ont été arrêtés dans un État de l'ouest du pays relativement à la mort de dix personnes dont les corps calcinés ont été retrouvés en fin de semaine.

Le gouverneur de l'État du Michoacán, Silvano Aureoles, a déclaré mardi à un média local que l'enquête a permis de déterminer que les victimes avaient été arrêtées par la police de la ville d'Alvaro Obregon.

Leur meurtre aurait été ordonné par le maire de la ville, a dit le gouverneur. Le magistrat et quatre policiers ont été arrêtés et incarcérés.

Le procureur de l'État, Jose Martin Godoy, a lui aussi déclaré lors d'une conférence de presse lundi soir que les meurtres ont été ordonnés par le maire, qui aurait également ordonné que les corps soient brûlés.

Les meurtres seraient associés au trafic de la drogue.

L'État du Michoacán est déchiré depuis des années par la violence liée à la drogue.

Un maire d'une petite commune du centre du Mexique a été tué par balle lundi soir, le troisième meurtre d'un édile en moins de deux semaines, ont annoncé mardi les autorités.

Le corps de José Santamaria Zavala, maire de Huehuetlan El Grande dans l'État de Puebla, a été retrouvé criblé de balles, près de sa camionnette également touchée par de nombreux impacts, selon un rapport de police consulté par l'AFP.

« Il y avait des pierres placées sur la route pour empêcher le passage de la camionnette », ont indiqué les services du procureur dans un communiqué.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le maire de 44 ans, membre du parti de gauche Mouvement citoyen, aurait pu être victime d'une tentative de vol ayant mal tourné.

Il est le troisième maire victime d'homicide en moins de deux semaines au Mexique : le 23 juillet, celui du village indigène touristique de San Juan Chamula, dans l'État du Chiapas (sud), avait été tué par balle, de même que celui de Pungabarato, dans l'État du Guerrero (sud), après avoir reçu des menaces du crime organisé.

En janvier, l'assassinat devant sa famille de la mairesse de Temixco, dans l'État de Morelos (centre), 24 heures après avoir pris ses fonctions, avait choqué le pays.

Depuis 2006, quand le président de l'époque Felipe Calderon a lancé la guerre contre le narcotrafic, 41 maires en fonction, sept tout juste élus et 32 anciens maires ont été victimes de meurtres au Mexique, selon l'Association nationale des maires du Mexique (ANAC).

Après ce nouveau décès, l'ANAC a réclamé mardi une réunion « urgente » avec le ministre de l'Intérieur pour « définir conjointement les bases d'un protocole de sécurité pour les autorités municipales ».

-Avec l'Agence France-Presse, à Puebla

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