Viol collectif à Rio: le commissaire remplacé

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Des manifestantes à Sao Paulo brandissent des pancartes dénonçant la «culture du viol».

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Le commissaire de police chargé de l'enquête sur le viol collectif d'une adolescente à Rio de Janeiro a été remplacé dimanche, une mesure réclamée par l'avocate de la victime selon qui sa cliente a été intimidée durant l'interrogatoire.

«La décision a pour objectif de souligner la nécessité de protection de la victime mineure dans la conduite de l'enquête, ainsi que d'éviter de futures interrogations sur la partialité du travail» policier, a déclaré la police civile de Rio dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le remplacement du commissaire Alessandro Thiers, qui coordonnait les enquêtes en qualité de chef de l'office de la Répression des crimes informatiques, avait été demandé la veille par l'avocate de l'adolescente de 16 ans. Eloisa Samy Santiago lui reprochait d'être «misogyne» et «machiste», selon la presse locale.

«Nous enquêtons pour savoir si elle était consentante, si elle était droguée et si les faits se sont réellement passés», avait déclaré vendredi le commissaire qui, selon l'avocate, avait demandé à l'adolescente pendant l'interrogatoire «si elle avait l'habitude de participer à des orgies».

L'enquête est désormais entre les mains de Cristiana Bento, la responsable de l'office des victimes mineures et adolescentes, qui travaillait déjà sur le dossier.

La diffusion sur Twitter d'une vidéo montrant la jeune fille allongée sur un lit, manifestement inconsciente, les parties intimes exposées et saignantes, et entourée par des hommes assurant que «plus de trente» d'entre eux l'avaient violée a suscité l'indignation au Brésil.

Après l'agression, l'adolescente a disparu quelques jours avant de réapparaître au sein de sa famille. Elle a été hospitalisée pour recevoir des traitements préventifs contre les MST et être soignée pour ses blessures.

De nombreuses manifestations ont eu lieu depuis vendredi dans plusieurs villes du Brésil pour dénoncer le crime et les violences faites aux femmes.

«Ceux qui ont commis ce crime atroce seront trouvés, emprisonnés et condamnés», a promis vendredi soir le ministre de la Justice, Alexandre de Moraes.

Samedi, 70 policiers ont mené une opération dans la favela de Sao José Operario, dans l'ouest de la ville, où le crime se serait produit le 21 mai.

Un suspect y a été arrêté et interrogé avant d'être relâché faute de preuves, comme deux autres jeunes la veille. La police n'a pas fait état d'autre arrestation pour l'heure.

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