Séisme, choléra, sécheresse: Haïti a besoin de 193 millions

Cette femme a dû aller chercher de l'eau... (Photo HECTOR RETAMAL, archives AFP)

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Cette femme a dû aller chercher de l'eau à une heure de chez elle, à Godet, à Port-au-Prince, le 30 mars dernier.

Photo HECTOR RETAMAL, archives AFP

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Agence France-Presse
PORT-AU-PRINCE

Le gouvernement d'Haïti et les Nations unies ont appelé jeudi à Port-au-Prince au financement d'un plan d'aide humanitaire estimé à 193 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents de la population.

Persistance de l'épidémie de choléra, vulnérabilité des migrants expulsés de République dominicaine et des plus de 60 000 sinistrés du séisme de 2010 qui vivent toujours dans des camps de fortune : le pays le plus pauvre des Amériques n'a pas les moyens de gérer ces crises multiples et la sécheresse a encore aggravé les conditions de vie des plus vulnérables.

« La situation critique des milliers de familles touchées par ces multiples problèmes et particulièrement par l'insécurité alimentaire exige une réponse rapide et efficace pour éviter une aggravation de la situation humanitaire », a déclaré mardi Aviol Fleurant, le ministre de la planification et de la coopération externe.

Le phénomène climatique El Niño a causé la destruction de près de 70 % des récoltes ces derniers mois et quelque 3,6 millions d'Haïtiens souffrent aujourd'hui de la faim, dont 1,3 million sont en situation d'insécurité alimentaire sévère, selon le Programme alimentaire mondial.

Avec déjà plus de 9000 personnes tuées par l'épidémie et des centaines de milliers de personnes infectées depuis octobre 2010, le choléra est l'autre grand défi auquel fait face Haïti.

Si l'objectif d'avoir moins de 50 000 cas en 2015 a été atteint, signe pour l'Unicef que les efforts pour contrer l'épidémie sont efficaces, l'organisation internationale s'inquiète d'une recrudescence du choléra à l'approche de la saison cyclonique, annoncée comme potentiellement très active par les météorologues.

« Il est possible d'éliminer l'épidémie », affirme Cornélia Walther, chef de communication pour l'Unicef en Haïti, « mais il faut que le financement des programmes soit assuré. Mais pour l'heure, nous n'avons pas d'argent pour l'année 2017 », regrette-t-elle.

Conscient de la multiplication des crises humanitaires à l'échelle mondiale, le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) espère que les bailleurs vont néanmoins contribuer au financement de ce plan de 193 millions de dollars.

« Nous appelons les partenaires d'Haïti à un engagement encore plus soutenu au pays, ce qui permettra de renforcer la résilience des communautés vulnérables, le maintien des acquis de ces dernières années, mais également d'amorcer une sortie durable face aux défis humanitaires tout en poursuivant le processus de développement durable du pays », a assuré Mourad Wahba, chef de l'OCHA en Haïti.

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