Panama Papers: des barons de la drogue parmi les clients de Mossack Fonseca

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Ramon Fonseca, cofondateur du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, s'entretient avec des journalistes de l'agence de presse Reuters, dans son bureau de Panama City, le 5 avril.

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Agence France-Presse
BERLIN

Le cabinet d'avocats de Panama Mossack Fonseca, au coeur du scandale des Panama Papers, a eu pour clients des barons de la drogue, ou des personnes ou sociétés faisant l'objet de sanctions européennes ou américaines, révèle mercredi la Süddeutsche Zeitung.

Le journal allemand, à l'origine avec d'autres médias internationaux de révélations fracassantes, affirme que dans la liste des clients du cabinet figurent «des trafiquants de drogue du Mexique, du Guatemala et d'Europe de l'Est» qui ont fait l'objet de sanctions.

«Un probable financier du Hezbollah, des personnes soutenant les programmes nucléaires iranien et nord-coréen et deux soutiens présumés du président du Zimbabwe, Robert Mugabe» apparaissent également dans ces fichiers, poursuit le journal sans toutefois donner l'identité des personnes ou des sociétés mises en cause.

«Au moins 22 personnes et au moins 24 sociétés» avec qui Mossack Fonseca a fait des affaires étaient ou sont sur des listes visées par des sanctions américaines ou européennes, selon la même source.

La Süddeutsche Zeitung ajoute que dans certains cas, la collaboration s'est achevée avant que les sanctions n'entrent en vigueur, mais que dans d'autres, elle s'est au contraire poursuivie durant des années.

Actuellement, quatre entreprises ayant leur siège aux Seychelles font l'objet de sanctions des États-Unis et toutes les quatre ont été «au moins durant un certain temps» créées ou administrées par le cabinet panaméen. Dans les îles Vierges, 15 firmes font l'objet de sanctions américaines et six d'entre elles ont été manifestement enregistrées ou gérées par Mossack Fonseca.

Le quotidien français Le Monde avait déjà divulgué dans le cadre de cette même enquête journalistique que le régime syrien avait pu contourner les sanctions internationales et financer sa machine de guerre grâce entre autres à trois sociétés-écrans basées aux Seychelles.

L'enquête sur la base de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan.

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