Les députés chiliens autorisent l'avortement thérapeutique

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L'avortement était totalement interdit au Chili depuis la dictature de Pinochet.

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Agence France-Presse
SANTIAGO DU CHILI

La Chambre des députés du Chili a autorisé jeudi l'avortement, totalement interdit depuis la dictature de Pinochet, en cas de viol, de foetus non-viable et de risque pour la santé de la mère, un premier feu vert qui doit désormais être validé par le Sénat.

«C'est incroyable, c'est approuvé», a annoncé le président de la Chambre des députés, Marco Antonio Nuñoz, alors que le pays sud-américain est l'un des rares au monde à appliquer une interdiction stricte de l'interruption de grossesse.

Chacun des trois motifs d'avortement envisagés ont fait l'objet d'un vote séparé : en cas de risque pour la santé de la mère, 67 députés ont voté pour, 47 contre. En cas de foetus non-viable, 62 ont voté pour, 46 contre. Enfin, le cas ayant suscité le plus de polémique, celui d'une grossesse due à un viol, a recueilli 59 votes en faveur, 47 contre.

Pendant plus de 50 ans, jusqu'en 1989, l'avortement était autorisé au Chili en cas de danger de mort pour la mère ou de foetus non-viable.

Mais juste avant de quitter le pouvoir, l'ex-dictateur Augusto Pinochet (1973-1990) avait décrété une interdiction en toutes circonstances, maintenue ensuite sous la pression de l'Église catholique et des groupes conservateurs.

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