Cuba: Obama convaincu que l'embargo sera levé sous le mandat de son successeur

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Agence France-Presse
Washington

Le président des États-Unis Barack Obama, qui demande depuis des mois au Congrès de lever l'embargo pesant contre Cuba, s'est déclaré lundi persuadé que cela serait fait sous la présidence de son successeur, qu'il soit démocrate ou républicain.

Imposé par Washington en 1962, l'embargo interdit toujours aux Américains d'investir sur l'île communiste, et Washington menace de fortes amendes les entreprises ayant des ramifications aux États-Unis qui se risquent à faire des affaires à Cuba. Seul le Congrès - aujourd'hui contrôlé par les adversaires républicains de M. Obama - a le pouvoir de le supprimer.

«Il y a, dans les deux partis, la volonté de (le lever) mais la masse critique n'a pas encore été atteinte», explique M. Obama dans un entretien accordé à la chaine CNN en espagnol, à moins d'une semaine d'un déplacement historique à La Havane, le premier d'un président américain en exercice depuis près d'un siècle.

«Je suis profondément convaincu qu'à un moment durant le mandat du prochain président, qu'il soit démocrate ou républicain, l'embargo sera effectivement levé car c'est cohérent pour nous de pouvoir vendre à Cuba, de faire des affaires avec les Cubains», ajoute-t-il, martelant sa conviction que cela favorisera les «changements nécessaires» sur l'île communiste.

La président américain réaffirme par ailleurs sa volonté d'aborder directement la question des droits de l'homme lors sa visite à Cuba, les 21 et 22 mars.

«J'ai l'intention de rencontrer des dissidents, des critiques du gouvernement cubain», explique-t-il. «Nous continuons à pousser pour nous assurer qu'il y ait plus de liberté de parole, de rassemblement et de religion à Cuba».

Le rapprochement annoncé par la Maison-Blanche en décembre 2014 ne contribue-t-il pas à légitimer un régime qui n'a pas été démocratiquement élu?

M. Obama rejette l'argument en bloc, réaffirmant sa conviction que l'ouverture - plutôt que l'isolement qui n'a «pas fonctionné» pendant 50 ans - peut permettre de faire bouger les lignes.

«Au cour des 18 mois écoulés, nous avons vu des progrès - lents certes - sur la façon dont l'économie fonctionne à Cuba», souligne-t-il. «Plus les entreprises américaines s'impliqueront sur place, plus les Cubains-américains seront capables d'échanger avec leurs familles là-bas, plus il y aura de chances d'assister aux changements que nous espérons tous», ajoute-t-il.

La visite de Barack et Michelle Obama consacrera de manière spectaculaire le rapprochement, entamé il y un peu plus d'un an, entre Washington et La Havane, après un demi-siècle de tensions héritées de la Guerre froide. Les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015.

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