Zika: 583 cas de microcéphalie confirmés au Brésil

Matheus Lima, un Brésilien de 22 ans, tient... (AFP, Christophe Simon)

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Matheus Lima, un Brésilien de 22 ans, tient son fils Pietro, deux mois, qui souffre de microcéphalie en raison du virus Zika.

AFP, Christophe Simon

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Agence France-Presse
BRASILIA

Un total de 583 nourrissons brésiliens ont été diagnostiqués depuis octobre 2015 de microcéphalie, une malformation congénitale qui pourrait être liée au virus Zika, a annoncé mardi le ministère de la Santé de ce pays, qui comptabilise 120 décès dus à ces malformations.

Le Brésil, pays le plus touché par l'épidémie de Zika, maladie transmise par un moustique, enquête par ailleurs sur 4107 autres cas suspects de microcéphalie, qui s'ajoutent aux 950 cas écartés et aux 583 confirmés, a précisé le ministère de la Santé.

Les dernières données qui dataient du 17 février faisaient état de 508 cas de microcéphalie (réduction de la taille de la boîte crânienne chez le bébé, néfaste au développement intellectuel) confirmés depuis octobre et de 3935 cas considérés comme suspects.

Début février, l'Organisation mondiale de la Santé avait estimé qu'un possible lien entre Zika et l'explosion des cas de malformations congénitales devait être étudié et constituait donc «une urgence de santé publique de portée internationale».

«Le virus Zika est très compliqué, très tenace, très difficile, tout comme l'est le moustique Aedes aegypti (un vecteur du virus, ndlr). Nous avons appris les leçons de la dengue et du chikungunya par le passé et nous devons nous attendre à plus de cas, nous devons nous attendre à un long chemin», a déclaré mardi Margaret Chan, la directrice de l'OMS après une rencontre avec la présidente brésilienne Dilma Rousseff et plusieurs ministres.

Mme Chan, qui est au Brésil pour une visite de 48 heures, doit se rendre mercredi dans la ville de Recife (nord).

Les experts sauront dans quelques semaines si le virus Zika est une cause de la microcéphalie et du syndrome Guillain-Barré (maladie neurologique qui peut entraîner une paralysie irréversible ou la mort), mais les essais cliniques à grande échelle de vaccins ne devraient pas démarrer avant 18 mois au moins, a récemment prévenu l'OMS.

Presque 70 ans après la découverte du virus Zika chez un singe en Ouganda, il n'existe pas de vaccin, ni de traitement spécifique ou de test de diagnostic rapide.

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