Haïti: le président intérimaire assure qu'il ne dépassera pas son mandat

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Jocelerme Privert

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David McFadden
Associated Press
PORT-AU-PRINCE, Haïti

Le président intérimaire en Haïti a assuré que son gouvernement ne restera pas plus de 120 jours au pouvoir tel que l'édicte un accord récemment négocié.

Jocelerme Privert a fait ces commentaires lors de sa première conférence de presse, vendredi. Une majorité de députés ont choisi l'ancien président du Sénat la fin de semaine dernière pour diriger le gouvernement provisoire, afin de combler l'absence du président sortant, Michel Martelly, qui devait quitter le pouvoir en vertu de la Constitution.

M. Martelly a tiré sa révérence le 7 février sans que les Haïtiens lui aient choisi un successeur. Des manifestations violentes de l'opposition et des soupçons de fraude électorale avaient forcé le report du deuxième tour de scrutin, le mois dernier. L'élection présidentielle avait déjà été retardée en décembre.

Un accord de dernière minute conclu plus tôt ce mois-ci entre les députés et M. Martelly a permis de fixer la date du prochain tour au 24 avril. Un nouveau président serait assermenté le 14 mai, tandis que le président intérimaire serait en poste 120 jours au maximum.

Bien que plusieurs politiciens aient suggéré que le président puisse rester plus longtemps au pouvoir, M. Privert a dit aux journalistes vendredi qu'il «ferait tout ce qu'il pourra pour respecter le calendrier de 120 jours».

Le coordonnateur spécial du département d'État américain, Kenneth Merten a affirmé en conférence de presse, cette semaine, que le succès de l'entente dépendait de l'engagement du gouvernement intérimaire à respecter l'échéance établie.

Les gouvernements provisoires précédents n'ont pas un bilan reluisant quant à l'avancement du pays, a-t-il remarqué.

M. Privert a aussi énoncé vendredi les noms des six candidats en lice pour devenir le prochain premier ministre. Les prétendants au poste ont été proposés par les partis politiques et la société civile.

Parmi les candidats, on retrouve entre autres Mirlande Manigat, une ancienne première dame qui s'était présentée à l'élection présidentielle de 2010.

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