«El Chapo» avait des liens avec le principal gang de Colombie

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Joaquín «El Chapo» Guzmán, tout juste repris par la justice mexicaine, dans une chambre d'hôtel de Los Mochis, dans l'état de Sialoa, le 8 janvier.

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Agence France-Presse
BOGOTA

Le baron de la drogue mexicain Joaquin «El Chapo» Guzman, arrêté vendredi, avait des connexions avec «Otoniel», chef du Clan Usuga, l'un des principaux gangs de Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, a annoncé lundi la police colombienne.

La police colombienne «a pu établir que le principal lien de "El Chapo" Guzman avec la Colombie était établi via "Otoniel", le chef du Clan Usuga», précise un communiqué.

Ex-paramilitaire, Dairo Antonio Usuga, alias «Otoniel», a déposé les armes lors de la démobilisation des milices d'extrême-droite sous la présidence d'Alvaro Uribe (2002-2010). Mais il a alors pris la tête de l'une des bandes criminelles les plus redoutées de Colombie, également connue sous les noms de «Los Urabeños» ou «Autodefensas Gaitanistas».

Des 15 tonnes de cocaïne confisquées au Clan Usuga depuis fin 2014, une bonne partie peut être reliée au cartel mexicain de Sinaloa, dirigé par Guzman. Les colis de drogue était notamment marqués de «logos de compagnies automobiles internationales, l'une des conditions posées par le cartel de Sinaloa pour identifier les cargaisons», toujours selon la police.

«El Chapo» a été arrêté vendredi dans son État natal de Sinaloa, au Mexique, six mois après sa spectaculaire évasion d'une prison de haute sécurité par un tunnel de 1,5 km qu'il avait lui-même fait creuser.

La police a en outre dénoncé l'existence d'une chanson interdite dédiée à «Otoniel» et jouée dans sa zone d'influence, la région d'Uraba qui comprend les départements de Cordoba, Antioquia et Choco, dans le nord-est du pays.

«Je vais chanter une chanson sur un homme très courageux / Il s'appelle Otoniel et beaucoup de gens le suivent», disent notamment les paroles de cet air, comme il en existe d'autres en Colombie et au Mexique à la gloire des narco-trafiquants, chansons appelées «narcocorridos».

La Colombie est déchirée depuis plus d'un demi-siècle par un conflit armé qui a fait au moins 220 000 morts et des dizaines de milliers de disparus, et qui a impliqué, au fil des décennies, guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, sur fond d'intense trafic de drogue.

Ce pays est le premier producteur mondial de feuille de coca, composant de base de la cocaïne, dont il a exporté 442 tonnes en 2014, selon le dernier rapport de l'ONU.

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