Toujours plus de migrants cubains tentent d'entrer aux États-Unis

Les migrants cubains sont les seuls à être... (PHOTO AP)

Agrandir

Les migrants cubains sont les seuls à être autorisés à rester aux États-Unis s'ils sont découverts sur la terre ferme. Mais ils sont rapatriés s'ils sont surpris en mer.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Miami

Le nombre de migrants cubains qui tentent d'arriver jusqu'aux États-Unis à bord d'embarcations de fortune ou en franchissant la frontière avec le Mexique continue d'augmenter malgré la reprise des relations diplomatiques entre La Havane et Washington.

Depuis le 1er octobre 2014, 4084 Cubains ont tenté d'entrer aux États-Unis «illégalement par la mer», ont indiqué mercredi les gardes-côtes américains, soit déjà plus que les 3940 enregistrés sur toute l'année fiscale précédente, qui sert de référence pour ce décompte et s'achève le 30 septembre.

Quelque 116 migrants cubains surpris en mer ces derniers jours dans le détroit de Floride ont été rapatriés à Cuba, ont précisé les gardes-côtes. Séparant la pointe sud de la Floride de Cuba, les eaux du détroit, large de quelque 150 kilomètres, sont infestées de requins.

«Ces voyages sont extrêmement dangereux», a souligné le capitaine Mark Gordon, cité dans le communiqué des gardes-côtes.

Le nombre de migrants cubains ayant passé la frontière qui sépare le Mexique des États-Unis a également augmenté: 17 621 Cubains sont entrés entre octobre 2014 et mai dernier contre 17.459 sur toute l'année fiscale précédente, selon les derniers chiffres de la police américaine aux frontières (CBP).

Dans ce cas, les Cubains sortent de l'île à travers l'Equateur, où on ne leur demande pas de visa, avant de passer clandestinement en Colombie puis de traverser l'Amérique centrale et le Mexique pour arriver jusqu'aux États-Unis, selon les autorités américaines.

Les migrants cubains sont les seuls à être autorisés à rester aux États-Unis s'ils sont découverts sur la terre ferme. Mais ils sont rapatriés s'ils sont surpris en mer.

Avec le dégel entre Cuba et les États-Unis, amorcé dès décembre 2014, puis la reprise de leurs relations diplomatiques en juillet, certains Cubains craignent que ce régime spécial d'immigration ne disparaisse. Cette crainte a provoqué une augmentation du nombre de boat people, selon les autorités américaines.

Washington a pourtant assuré ne pas vouloir modifier ses lois migratoires pour le moment, malgré le rapprochement.

Le réchauffement entre les deux pays «n'a changé en aucune manière» la loi régissant les entrées aux États-Unis d'immigrants cubains, assure la police aux frontière. «Nous continuons à promouvoir une immigration sûre, légale et ordonnée depuis Cuba, sous l'égide de nos accords migratoires et en décourageant l'immigration illégale et dangereuse», poursuit la CBP.

Le flux de migrants cubains tentant d'entrer aux États-Unis par la mer était déjà à la hausse avant le dégel, avec 2129 boat people sur l'année fiscale 2013 et seulement 1082 sur la même période en 2010, soit environ un quart du total déjà enregistré cette année, selon les chiffres des gardes-côtes.

Le nombre de passages par la frontière mexicaine a également augmenté, avec 5511 Cubains entrés en 2010, 6087 en 2011, 10 421 en 2012 puis 13 807 en 2013, selon la police américaine aux frontières.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer