Salvador: 125 meurtres liés aux guerres de gangs en trois jours

Des hommes suspectés d'appartenir au gagn 18 sont... (Photo Marvin RECINOS, AFP)

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Des hommes suspectés d'appartenir au gagn 18 sont présentés aux médias après leur arrestation dans une opération anti-gangs, à San Salvador, mardi.

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Agence France-Presse
SAN SALVADOR

Au moins 125 meurtres ont été commis au Salvador entre dimanche et mardi, une flambée de violence où la majorité des victimes appartient aux bandes criminelles, omniprésentes dans ce pays d'Amérique centrale, a annoncé mercredi la police.

«Ces trois derniers jours nous avons eu une hausse des homicides, avec 125 personnes tuées, en majorité des membres de gangs», a déclaré à la presse le directeur de la police nationale civile, le commissaire Mauricio Ramirez.

«Ce sont des chiffres inquiétants, il s'agit de Salvadoriens qui sont en train de mourir, peu importe qu'il s'agisse de membres de gangs», a-t-il ajouté.

Selon la police, les meurtres ont surtout été commis dans l'est de ce pays pauvre, parmi les plus violents du monde.

3332
meurtres commis depuis le début de l'année au Salvador
72 000
personnes appartiennent à un gang criminel, selon les autorités.
13 000
d'entre elles sont en prison.

Il s'agit d'«une réaction des bandes criminelles au travail opérationnel» des autorités, a estimé le ministre de la Justice et de la Sécurité, Benito Lara.

Selon lui, ce regain de violence est aussi une stratégie des gangs, dont les plus puissants sont Barrio 18 et Mara Salvatrucha, pour forcer les autorités à dialoguer avec eux : «Ils veulent exercer une certaine pression et que le gouvernement accède à certaines de leurs demandes».

Fin juillet, les bandes criminelles avaient imposé une grève des transports en commun pour exiger de participer aux discussions menées entre le gouvernement et la société civile afin de trouver des solutions à la violence qui ravage le Salvador, sous l'égide du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

La grève forcée avait paralysé le pays pendant plusieurs jours et sept chauffeurs de bus, surpris en train de travailler, avaient été abattus.

Mais les autorités ont refusé de céder, le président Salvador Sanchez Cerén assurant que «sous aucun prétexte notre gouvernement n'est disposé à dialoguer avec les criminels».

Les bandes criminelles, appelées «maras» dans le pays, compteraient au moins 72 000 membres selon les autorités, dont 13 000 déjà sous les verrous.

Selon les chiffres officiels, entre janvier et juillet, 3332 homicides ont été enregistrés au Salvador, contre 2191 sur la même période de 2014.

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