Mexique: des écrivains de renom exigent la protection des journalistes

Les journalistes Norma Trujillo, Guillermo Osorio et Francisco... (PHOTO RONALDO SCHEMIDT, AFP)

Agrandir

Les journalistes Norma Trujillo, Guillermo Osorio et Francisco Goldman posent avec la lettre envoyée à Pena Nieto lors d'une conférence de presse organisée à Mexico, le 17 août.

PHOTO RONALDO SCHEMIDT, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
MEXICO

Un groupe d'écrivains, d'artistes et d'intellectuels de renom a appelé dans une lettre ouverte le président mexicain Pena Nieto à protéger les journalistes qui payent de leur vie leurs enquêtes sur la violence liée aux cartels de la drogue et aux autres activités criminelles.

Depuis 2000, Reporters sans frontières a recensé 88 assassinats de journalistes et collaborateurs de médias en lien certain ou possible avec leur profession, et une vingtaine ont disparu.

Quelque 500 intellectuels de renom, dont les écrivains britannique Salman Rushdie, américain Paul Auster et la Canadienne Margaret Atwood, ont signé cette lettre ouverte adressée lundi au président Pena Nieto.

Nous «voudrions exprimer notre indignation face aux attaques meurtrières visant les journalistes dans votre pays», écrivent-ils.

«Tout attentat contre un journaliste est une attaque contre le droit même de la société à être informée», ajoutent-ils.

Le dernier épisode de cette série noire est l'assassinat début août du photoreporter Ruben Espinosa, 31 ans, qui s'était réfugié dans la capitale après avoir fait l'objet de menaces à Veracruz. Il a été retrouvé avec une balle dans la tête, pieds et poings liés, avec quatre femmes, dans un appartement de la capitale, où ils ont été torturés.

«C'est le dernier en date d'une longue série d'atrocités contre la presse, et il s'est produit dans une ville qui était considérée comme un des derniers refuges dans le pays pour les journalistes. Il semble qu'il n'y a plus de lieu sûr pour les membres de la profession», ajoute la lettre ouverte.

Perçue comme une zone de «cessez-le-feu», la capitale avait attiré des journalistes menacés qui pensaient y bénéficier d'une relative sécurité

Dans le seul État de Veracruz, l'un des plus touchés par les violences liées au trafic de drogue, treize journalistes ont été exécutés depuis 2010. Ces crimes ont poussé RSF à considérer cette région comme l'une des plus dangereuses au monde pour les journalistes, après l'Irak et la Syrie.

«Monsieur le président, il ne faut plus d'assassinats», ajoutent encore les signataires de la lettre, qui appelle à traduire en justice les meurtriers.

«Dans votre pays, les statistiques concernant l'impunité dans les crimes contre la presse sont désastreuses».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer