Le président colombien n'exclut pas de rencontrer le chef des FARC «si nécessaire»

Le président colombien Juan Manuel Santos.... (Photo Jose Miguel Gomez, Reuters)

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Le président colombien Juan Manuel Santos.

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Agence France-Presse
BOGOTA

Le président colombien Juan Manuel Santos n'exclut pas de rencontrer «si nécessaire» le chef des FARC, Timoleon Jimenez alias «Timochenko», dans le cadre des négociations de paix en cours à Cuba entre le gouvernement de Colombie et la guérilla marxiste.

Le chef de l'équipe de négociateurs du gouvernement colombien, Humberto de la Calle, a déjà rencontré «Timochenko» «à deux reprises, avec mon autorisation expresse», a précisé le président dans une interview publiée samedi par l'hebdomadaire colombien Semana.

Le frère du président, Enrique Santos, ancien directeur du journal colombien El Tiempo et négociateur dans la phase préparatoire du dialogue de paix, l'a également rencontré «une fois».

Des négociations entre le gouvernement colombien et les responsables des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont débuté en novembre 2012 à La Havane, pour mettre fin au plus ancien conflit d'Amérique latine.

La perspective d'un cessez-le-feu bilatéral commence à prendre corps avec la trêve des combats observée par la guérilla depuis le 20 juillet. Le 12 juillet, le gouvernement et les FARC ont annoncé un accord sur la «désescalade» du conflit, qui prévoit une réduction des opérations de l'armée, pour la première fois depuis l'ouverture des pourparlers.

«Timochenko» se serait rendu à Cuba pour rencontrer les négociateurs malgré la centaine de mandats d'arrêt émis contre lui, qui ont été suspendus en décembre pour lui permettre de participer aux négociations en tant que représentant de la guérilla communiste.

Timoleon Jimenez «Timochenko», dont le vrai nom est Rodrigo Londonio Echeverri, âgé de 56 ans, est poursuivi par la justice colombienne pour homicide aggravé, terrorisme, enlèvement et rébellion.

«Nous sommes proches» de la fin de la guerre, a encore déclaré le président Santos. Le conflit qui oppose les rebelles marxistes et l'armée, mais auquel ont aussi participé d'autres groupes rebelles de gauche, des paramilitaires de droite et des narcotrafiquants, a fait au moins 220 000 morts et 6 millions de déplacés depuis plus de cinquante ans.

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