Colombie: le président suspend les frappes contre les FARC

Le président Santos avait ordonné en mars dernier... (Photo John Vizcaino, archives Reuters)

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Le président Santos avait ordonné en mars dernier l'arrêt des bombardements aériens contre les FARC, mais il avait décidé leur reprise en avril après une attaque de la guérilla dans laquelle onze militaires avaient été tués.

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Agence France-Presse
BOGOTA

Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé samedi qu'il venait d'ordonner la suspension des bombardements aériens contre la guérilla des FARC.

«J'ai donné l'ordre de suspendre à partir d'aujourd'hui les bombardements aériens contre les campements où se trouvent des concentrations de membres de cette organisation», a déclaré M. Santos lors d'une cérémonie militaire à Cartagène, dans le nord de la Colombie.

Désormais, de tels bombardements «ne pourront s'effectuer que sur ordre du président de la République», a précisé M. Santos, qui intervenait lors d'une cérémonie de la marine militaire colombienne.

Le gouvernement de Bogota et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui observent depuis lundi dernier un cessez-le-feu unilatéral, ont des pourparlers de paix à Cuba depuis novembre 2012.

Le président Santos avait ordonné en mars dernier l'arrêt des bombardements aériens contre les FARC, mais il avait décidé leur reprise en avril après une attaque de la guérilla dans laquelle onze militaires avaient été tués.

Ce développement avait provoqué une grave crise dans les pourparlers à Cuba.

À la suite de la reprise des bombardements, 26 rebelles étaient morts dans des opérations du gouvernement en mai dernier et les FARC avaient redoublé leurs attaques contre des patrouilles militaires ainsi que contre des installations pétrolières et électriques dans tout le pays.

Toutefois, après la remise à une commission humanitaire dimanche dernier d'un responsable militaire tombé dans les mains des guérilleros et la récente annonce de la trêve par les rebelles, la possibilité de mettre fin à la spirale de la violence en Colombie a été réactivée.

Les FARC ont sollicité à plusieurs reprises l'instauration d'un cessez-le-feu bilatéral, mais le pouvoir de Bogota a jusqu'à présent refusé, craignant que les guérilleros n'utilisent un cessez-le-feu pour se renforcer.

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