Baisse de popularité de Bachelet après le scandale impliquant son fils

Le fils aîné de la présidente, Sebastian Davalos,... (Archives AP)

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Le fils aîné de la présidente, Sebastian Davalos, qu'on voit ici aux côtés de sa mère en 2005, est accusé par l'opposition chilienne de «trafic d'influence».

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Agence France-Presse
Santiago du Chili

La cote de popularité de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, a chuté de 5 points en février, tombant de 44% à 39% d'opinions favorables, en raison du scandale financier impliquant son fils, selon un sondage publié mardi.

«Il s'agit du niveau le plus bas de son mandat, avec 39% de taux d'approbation contre 52% de désapprobation», relève l'institut de sondage Adimark.

Le soutien à la présidente socialiste, un an après son investiture, a été affecté par les accusations de trafic d'influence visant son fils, qui a dû démissionner de ses fonctions de directeur socioculturel au sein de son gouvernement.

Le fils aîné de la présidente, Sebastian Davalos, 36 ans, est accusé par l'opposition chilienne de «trafic d'influence» pour avoir participé à une réunion de son épouse avec un haut fonctionnaire de la Banque du Chili en 2013 afin d'obtenir un prêt d'environ 10 millions de dollars pendant la campagne électorale.

La société dans laquelle travaille l'épouse, Natalia Compagnon, avait notamment acquis des terrains dans le centre du pays, destinés par la suite à la construction de logements.

Le crédit accordé, qui avait été auparavant refusé par trois banques, a permis de financer l'achat de terrains dans la localité de Machali, au sud de Santiago.

L'affaire surnommée le «Nueragate» (nuera: belle-fille en espagnol), constitue «sans aucun doute le plus grave faux pas de la présidence actuelle», note l'institut Adimark.

La revente des terrains aurait, selon l'opposition, rapporté quelque quatre millions de dollars à la société immobilière.

Très affectée, la présidente socialiste, qui est revenue au pouvoir après avoir remporté les élections haut la main fin 2013 après un premier mandat (2006-2010), a reconnu que «comme mère et présidente, ces moments ont été difficiles et douloureux».

M. Davalos a dû démissionner de son poste, non rémunéré, de directeur socioculturel de la Présidence, chargé notamment de plusieurs associations, un rôle réservé traditionnellement à la Première dame.

Il a également rendu sa carte du parti socialiste dans lequel il militait depuis 15 ans.

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