Colombie: les FARC réclament la «suppression totale» des groupes paramilitaires

Un tableau représentant les membres fondateurs des FARC... (PHOTO ENRIQUE DE LA OSA, ARCHIVES REUTERS)

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Un tableau représentant les membres fondateurs des FARC est vu à La Havane, le 27 mai.

PHOTO ENRIQUE DE LA OSA, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
LA HAVANE

La guérilla des FARC a proposé mardi au gouvernement colombien d'étudier la question des milices paramilitaires, officiellement dissoutes en 2006, en vue de leur suppression totale, thématique dont, selon la guérilla, dépend «le succès» du processus de paix en cours à Cuba.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie proposent ainsi de créer une «Commission d'enquête sur le phénomène paramilitaire» qui doit établir comment et où ces groupes se sont constitués, comment ils ont fonctionné «et pourquoi ils continuent à agir», a annoncé à la presse Pablo Catatumbo, membre de la délégation des FARC aux pourparlers entamés en novembre 2012 à La Havane.

La création de cette commission serait, disent les FARC, une étape «fondamentale», car «le succès de la construction de la paix dépend de la suppression totale des (milices) paramilitaires», a-t-il précisé.

Les milices paramilitaires d'extrême droite, formées dans les années 80 pour faire face aux guérillas comme les FARC, ont été officiellement dissoutes en 2006, mais les rebelles assurent qu'elles sont toujours actives.

De leur côté, les autorités reconnaissent qu'une partie des anciens paramilitaires ayant rendu les armes ont repris des activités criminelles notamment consacrées au trafic de cocaïne, dont la Colombie est parmi les premiers producteurs mondiaux.

Par ailleurs, M. Catatumbo a annoncé l'intention des FARC de mettre prochainement en place un «Commandement guérilléro de normalisation» en réponse à la création annoncée par Bogota d'un «Commandement stratégique» pour le désarmement des FARC.

Cette dernière entité, qui doit être dirigée par le chef d'état-major des forces armées colombiennes, le général Javier Flores, est vivement rejetée par la rébellion marxiste, qui a protesté lundi contre cette annonce unilatérale jugée illégitime, car la question du désarmement n'a pas encore été abordée aux pourparlers de paix.

«Si le commandement de Transition (gouvernemental) a pour finalité d'entreprendre l'étude de la démobilisation et du désarmement de la guérilla, le Commandement guérilléro de normalisation devra étudier le retour de l'armée à son rôle constitutionnel», a affirmé M. Catatumbo, alors que, de son côté, la délégation du gouvernement colombien aux discussions de La Havane n'a pas fait de commentaires.

Le conflit intérieur en Colombie, qui a impliqué l'armée, des guérillas, des milices paramilitaires et des bandes criminelles, a fait plusieurs centaines de milliers de morts et plus de cinq millions de personnes ont été déplacées, selon des chiffres officiels.




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