Incendie dans une discothèque du Brésil: rien n'a changé en un an

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En janvier 2013, 242 personnes ont perdu la vie dans l'incendie de la discothèque Kiss.

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Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

Après la mort tragique de 242 jeunes dans une discothèque du sud du Brésil, le pays a exigé plus de rigueur dans les normes de sécurité pour ce type d'établissements, mais, un an après, aucun projet n'a encore été approuvé au Parlement, dénonce la presse.

L'incendie dans cette boîte de nuit, qui disposait d'une seule issue de secours alors que 1000 personnes s'y trouvaient, a forcé les autorités à entreprendre une série de contrôles pour donner la sensation à l'opinion publique que «cela ne se reproduirait pas». Mais des 25 projets de loi prévoyant des normes plus rigides de sécurité et des punitions sévères pour les propriétaires ne les respectant pas présentés au Parlement «aucun n'a encore été approuvé», dénonce le quotidien O Globo.

Dans les villes comme Sao Paulo (sud-est), Curitiba (sud) et Cuiaba (centre-ouest) il n'y a pas assez de professionnels pour effectuer les contrôles, selon le journal.

«Un an après la tragédie, la tristesse est encore vivante dans nos coeurs», a twitté lundi la présidente Dilma Rousseff.

Lundi, les noms des 242 victimes de la tragédie, provoquée par un feu de Bengale allumé par le chanteur du groupe qui se produisait dans la discothèque Kiss, ont été lus un à un sur la place principale de Santa Maria (État de Rio Grande do Sul) où ballons et rubans blancs décorent les fenêtres des maisons.

Un an après la catastrophe, le dossier de l'enquête fait 11 000 pages, mais personne n'a encore été puni. Aucune famille de victime n'a été indemnisée non plus.

Sueli Guerra, porte-parole de l'hôpital universitaire de Santa Maria, a indiqué à l'AFP que juste après l'incendie «1588 victimes directes ou indirectes» ont été dénombrées.

Actuellement 116 survivants sont mutilés, ont de graves problèmes respiratoires ou souffrent de troubles psychologiques, selon elle.

La justice a décrété en mars l'incarcération du chanteur, du producteur du spectacle et des propriétaires de la boîte de nuit, mais en mai ils ont finalement reçu l'autorisation d'attendre leur procès en liberté.

«Ils ont tous été relâchés, c'est de l'impunité», a déploré à l'AFP Adherbal Ferreira, le père d'une des victimes.

«Avant de devenir une discothèque, c'était un dépôt de boissons. Il n'y a avait que deux entrées devant, aucun moyen de sortir par derrière ou sur les côtés», a expliqué à l'AFP Marcelo Dornelles, sous procureur général de justice du Rio Grande do Sul.




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