Vargas Llosa: le fondamentalisme islamique principal ennemi de la démocratie

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«Le fanatique religieux est extrêmement dangereux, surtout s'il est disposé à sacrifier sa vie au nom du modèle auquel il croit», a souligné l'écrivain.

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Agence France-Presse
Santiago

Le prix Nobel de Littérature 2010, l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, a déclaré samedi au Chili que le fondamentalisme islamique avait remplacé le communisme comme principal ennemi de la démocratie.

«La culture de la liberté continue d'avoir des ennemis, et des ennemis extrêmement dangereux: le communisme a été remplacé par le fondamentalisme islamique comme principal ennemi de la culture de la démocratie dans le monde actuel», a estimé l'écrivain au cours d'une intervention qui clôturait un forum international organisé à Santiago sur les politiques publiques.

Selon lui, l'extrémisme islamique «n'est pas aussi fort que l'a été l'Union soviétique, mais c'est un défi parce que des militants fanatiques (sont) convaincus qu'avec la destruction de la culture occidentale et de tout ce qu'elle représente, ils vont gagner le paradis».

«Le fanatique religieux est extrêmement dangereux, surtout s'il est disposé à sacrifier sa vie au nom du modèle auquel il croit», a souligné l'écrivain.

Mario Vargas Llosa a été invité au Chili par un centre de réflexion orienté à droite, Libertad y Desarrollo (Liberté et Développement), à l'occasion de son 20e anniversaire.

«L'intégrisme islamique, qui a tué bien plus de musulmans que de païens ou de chrétiens, représente une minorité, et il se fonde sur des convictions politiques et religieuses qui sont tellement anachroniques et incompatibles avec la modernité que jamais ils ne pourront vaincre la culture occidentale», a poursuivi l'écrivain péruvien.

«Mais nous devons savoir nous défendre, pour ne pas permettre qu'en utilisant les institutions de la liberté, ils s'infiltrent dans nos sociétés et sèment la terreur», a-t-il ajouté.

Mario Vargas Llosa a souligné en conclusion que la lutte des démocraties contre l'extrémisme ne devait pas conduire à des atteintes aux libertés.

«La terreur a souvent conduit les démocraties à renoncer à des conquêtes démocratiques fondamentales, mais nous ne pouvons pas nous le permettre. La démocratie ne peut commencer à utiliser les armes des terroristes», a-t-il dit.




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