Cinq opposants cubains entament une grève de la faim

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Les opposants cubains ont déclaré leur grève de la faim pour protester contre la mort d'Orlando Zapata, mardi dernier.

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Agence France-Presse

Cinq opposants cubains, dont quatre détenus, se sont déclarés en grève de la faim pour «protester contre la mort» du prisonnier politique Orlando Zapata, décédé mardi après avoir refusé pendant deux mois et demi de s'alimenter, a affirmé vendredi un groupe dissident.

Incarcérés dans la province de Pinar del Rio (ouest de Cuba), Diosdado Gonzalez (47 ans), Eduardo Diaz (58 ans), Fidel Suarez (49 ans) et Nelson Molinet (45 ans) ont entamé mercredi, pour les deux premiers, et jeudi pour les autres, cette grève de la faim, a affirmé la Commission cubaine pour les droits de l'Homme, une organisation illégale mais tolérée par le pouvoir cubain. Arrêtés en mars 2003 avec un groupe de 75 dissidents accusés d'être des «agents» des États-Unis, ils purgent des peines de 20 et 21 ans de prison et sont considérés comme des «prisonniers de conscience» par l'ONG Amnesty International basée à Londres.

À son domicile de Santa Clara (centre), l'ancien prisonnier politique Guillermo Fariñas, 48 ans, qui a déjà effectué par le passé des grèves de la faim de plusieurs mois, refuse également de boire depuis mercredi, selon Elizardo Sanchez, porte-parole de la Commission, qui a condamné ces mouvements de grève.

«Nous avons communiqué notre point de vue aux proches des prisonniers grévistes et à Guillermo Fariñas», a déclaré M. Sanchez, lui-même un ancien prisonnier politique.

«Les quatre prisonniers grévistes de la faim ont été transférés dans des cellules d'isolement placées sous haute sécurité», a ajouté M. Sanchez.

Incarcéré depuis 2003, Orlando Zapata est décédé mardi à l'âge de 42 ans dans un hôpital de La Havane après une grève de la faim de deux mois et demi pour protester contre ses conditions de détention.

Cette affaire a suscité la consternation aux États-Unis, en Europe, au Canada et au Chili qui ont réclamé la libération de tous les prisonniers politiques cubains, au nombre de 200 selon la dissidence.

Seul pays du continent dirigé par un parti unique communiste, Cuba ni détenir des prisonniers politiques, affirmant que les dissidents sont des «mercenaires» à la solde des États-Unis qui lui imposent depuis 48 ans un embargo.

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