Une simulation d'attaque terroriste sur un campus kenyan tourne au drame

Une femme blessée durant l'exercice ayant mal tourné... (PHOTO THOMAS MUKOYA, REUTERS)

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Une femme blessée durant l'exercice ayant mal tourné est soignée par des ambulanciers, à Nairobi, le 30 novembre.

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Agence France-Presse
NAIROBI

Une membre du personnel et une quarantaine d'étudiants ont été blessés lundi dans une université de Nairobi, lors d'un exercice de sécurité avec une simulation d'attaque terroriste qui a provoqué un mouvement de panique, ont annoncé l'établissement et la police.

«Un membre du personnel», une femme de 33 ans, «est décédée de graves blessures à la tête», a indiqué dans la soirée Betty Ngala, directrice de la communication de l'Université Strathmore, établissement privé homologué par le gouvernement.

Selon elle, une quinzaine de blessés restaient hospitalisés lundi soir et 22 n'ont pas nécessité d'hospitalisation. «La plupart des blessés (hospitalisés) souffrent de fractures aux membres, après avoir sauté d'étages élevés», a-t-elle expliqué à l'AFP.

À l'hôpital Nairobi West, «deux patients sont dans un état critique et 14 sont dans un état stable, la plupart souffrent de fractures, les autres de blessures à la tête», a indiqué l'un des médecins, le Dr Evans Mwendwa, à la radio Capital FM. D'autres étudiants ont été transportés vers d'autres hôpitaux.

«Un exercice de sûreté et de sécurité avec simulation, dûment autorisé, a été mené sur le campus de l'université» lundi, a expliqué dans un communiqué la direction de l'université. Cette simulation, organisée avec la police, visait «à tester la préparation de la communauté universitaire et des équipes de secours en cas d'attaque. Malheureusement, certains étudiants et membres du personnel ont paniqué et ont été blessés», poursuit le communiqué.

Des étudiants blessés lundi ont raconté à Capital FM n'avoir pas été informés de l'exercice et avoir paniqué en entendant des tirs et en voyant des hommes vêtus comme les islamistes, portant notamment des keffiehs.

En avril dernier, un commando des islamistes somaliens shebab avait donné l'assaut à l'Université de Garissa, dans l'est du Kenya, faisant 148 morts, dont 142 étudiants, la plupart exécutés de sang-froid.

Le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome, a assuré que «toutes les procédures en vigueur ont été suivies» pour l'exercice de lundi. «De tels exercices sont très importants pour jauger de la préparation, en cas d'un quelconque événement».

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