Des rebelles sud-soudanais ont enlevé 12 contractuels de l'ONU

Les attaques contre des Casques bleus peuvent constituer... (Photo Andreea Campeanu, archives Reuters)

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Les attaques contre des Casques bleus peuvent constituer un crime de guerre. (Photo : des Casques bleus éthiopiens patrouillent dans une ville disputés par le Soudan et le Soudan du Sud, en 2013)

Photo Andreea Campeanu, archives Reuters

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Douze contractuels acheminant de l'équipement à des Casques bleus ont été enlevés lundi par une centaine de rebelles lourdement armés au Soudan du Sud, a rapporté jeudi le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric, appelant à leur libération.

«Les contractuels doivent être libérés immédiatement sains et saufs», a réclamé M. Dujarric.

Un responsable de l'ONU a précisé que tous étaient de nationalité sud-soudanaise.

Les attaques contre des Casques bleus peuvent constituer un crime de guerre, a fait valoir Stéphane Dujarric, alors que le groupe de rebelles avait aussi enlevé 18 Casques bleus originaires du Bangladesh, qui ont ensuite été libérés.

L'ONU a dans un premier temps indiqué que 20 Casques bleus avaient été enlevés, avant de rectifier ce chiffre.

Le rapt s'est déroulé sur le Nil, au nord de la ville de Malakal, contre une barge transportant du carburant, des armes et de l'équipement à destination des Casques bleus.

Les rebelles ont pillé le carburant et détiennent les contractuels à Kaka, en aval du fleuve. C'est depuis cette ville proche de la frontière soudanaise que les 18 Casques bleus ont été évacués par hélicoptère vers Malakal jeudi, a précisé M. Dujarric.

L'ONU a appelé le chef de la rébellion Riek Machar à «prendre ses responsabilités» et à «maintenir son engagement auprès des Nations unies pour qu'ils soient libérés sans encombre», selon M. Dujarric.

Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, avant de replonger deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques, alimentées par la rivalité entre M. Machar, ancien vice-président et l'actuel chef d'État Salva Kiir.

Quelque 12 500 soldats et policiers ont été déployés par les Nations unies dans le plus jeune pays du monde, où les combats et les massacres ont provoqué une grave crise économique et humanitaire et déplacé plus de 2,2 millions de personnes.

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