Côte d'Ivoire: élections, réconciliation et Yopougon

Henriette Lagou, ancienne ministre du gouvernement Gbagbo, est... (PHOTO SIA KAMBOU, ARCHIVES AFP)

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Henriette Lagou, ancienne ministre du gouvernement Gbagbo, est l'une des huit candidats en lice pour la présidentielle ivoirienne.

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Peu après les Canadiens, ce sera au tour des Ivoiriens d'élire un nouveau dirigeant lors des élections présidentielles du 25 octobre, les premières à se tenir depuis la crise de 2010. Le président sortant, Alassane Ouattara, est le favori de la course, mais l'ombre de l'ancien président Gbagbo plane toujours sur la campagne.

La campagne électorale

En 2010, quelque 3000 personnes ont été tuées dans les affrontements qui ont suivi le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara. Cette fois-ci, «il y a beaucoup moins de tensions», confirme sur place l'envoyé spécial de Jeune Afrique, François-Xavier Freland. Amnistie internationale a certes appelé le pays à «mettre fin aux arrestations arbitraires d'opposants». Human Rights Watch estime toutefois «qu'une nouvelle vague d'atrocités comme celles perpétrées lors de la crise postélectorale de 2010-2011 [...] est peu probable».

La candidate Henriette Lagou

«La femme donne la vie, la femme ne ment pas, je ferai ce que je dis.» Ainsi s'exprimait récemment à Abidjan Henriette Lagou, l'une des huit candidats en lice, mais loin d'être la favorite. Mme Lagou, ancienne ministre du gouvernement Gbagbo, promet notamment des allocations destinées à scolariser les enfants de chômeurs et des mesures pour favoriser l'autonomie financière des femmes.

Les Ivoiriens

Si le thème de la réconciliation nationale est omniprésent dans la campagne, bon nombre d'Ivoiriens sont restés fidèles à l'ancien président Gbagbo. L'homme, accusé de crimes contre l'humanité lors de la crise postélectorale de 2010, est détenu à La Haye, aux Pays-Bas, où il doit comparaître en novembre.

Mais en ce moment, le camp du président Ouattara ne craint pas tant les affrontements que l'abstention record des électeurs. «Les électeurs pro-Ouattara ne sont pas mobilisés parce qu'ils trop sûrs de gagner», a observé François-Xavier Freland.

Yopougon

La commune de Yopougon, près d'Abidjan, était un bastion de l'ancien président Laurent Gbagbo. Cette année, Ouattara a pris les grands moyens pour séduire ses habitants: un concert avec les auteurs du succès ivoirien de l'heure, Akobo Poussière. Mission réussie? Difficile à dire. Le site de nouvelles Koaci cite un spectateur qui raconte: «On est venus [...], mais on s'en fout de lui, nous, c'est Gbagbo qu'on veut.»

Sources: AFP, Jeune Afrique, Agence de presse ivoirienne

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