Mali: les mouvements rebelles poursuivent leurs discussions

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La pression déjà forte sur les rebelles pour signer l'accord s'est intensifiée à la suite de l'attentat anti-occidental du 7 mars à Bamako.

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Agence France-Presse
BAMAKO

Les mouvements rebelles à dominante touareg du nord du Mali poursuivaient samedi à Kidal leurs discussions sur l'accord de paix d'Alger déjà paraphé par le gouvernement, a indiqué à l'AFP un des organisateurs.

«Les travaux continuent. Nous n'allons pas prendre de décision aujourd'hui (samedi). Nous ferons une synthèse des points de vue», a affirmé Mohamed Ag Ayoub, membre du comité d'organisation, joint dans cette ville à plus de 1500 km de Bamako, la capitale.

Les discussions, entamées mercredi, «se poursuivront au moins jusqu'à demain (dimanche)» entre «responsables politiques et militaires» des mouvements rebelles, a-t-il indiqué, sans plus de détails.

Entre 150 et 200 personnes venues de toute la région étaient présentes à Kidal à l'ouverture de ces consultations de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), selon un autre membre du comité d'organisation.

La CMA comprend le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), la Coalition des peuples de l'Azawad (CPA) et une branche du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA).

Leur décision est très attendue sur l'«accord de paix et de réconciliation» établi au terme de huit mois de négociations à Alger, et paraphé le 1er mars par le gouvernement malien et des groupes armés qui le soutiennent.

La CMA avait demandé le 1er mars un «délai raisonnable» pour consulter sa base après avoir exigé, en vain, des amendements au document.

Cet accord vise à créer les conditions d'une paix durable dans le nord du Mali, en proie à des affrontements sanglants depuis plus de deux ans, et qui a connu une série de rébellions des Touareg depuis les premières années d'indépendance du pays, en 1960.

La pression déjà forte sur les rebelles pour signer l'accord s'est intensifiée à la suite de l'attentat anti-occidental du 7 mars à Bamako, revendiqué par le groupe djihadiste Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui a fait cinq morts: trois Maliens, un Français et un Belge.

Un suspect dans l'enquête, présenté comme un des auteurs présumés de l'assaut, a été tué vendredi à Bamako lors d'une opération policière, d'après des sources officielles et sécuritaires.

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ils en ont été partiellement chassés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle de Bamako.

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