Nigeria: 300 combattants de Boko Haram «tués»

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Un véhicule blindé de Boko Haram est la proie des flammes après avoir été atteint par des tirs de l'armée nigériane, à Monguno, le 15 février.

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Agence France-Presse
ABUJA, Nigeria

L'armée nigériane a affirmé mercredi avoir tué plus de 300 combattants de Boko Haram en reprenant cette semaine la ville-garnison de Monguno, dans l'État de Borno (nord-est), prise le 25 janvier par les islamistes.

«Plus de 300 terroristes ont été tués et une poignée a aussi été capturée. Plusieurs armes et équipements ont également été saisis, dont certains ont été détruits» par l'armée, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Chris Olukolade, dans un communiqué.

Les communications de l'armée nigériane au sujet des pertes infligées aux islamistes sont généralement difficiles à confirmer de source indépendante.

Des membres de milices d'autodéfense joints mercredi par l'AFP à Monguno, et qui collaborent avec les forces nigérianes, ont cependant confirmé que la ville a bien été reprise aux islamistes et qu'il y a eu de lourdes pertes, sans toutefois pouvoir les chiffrer.

Les militaires ont découvert cinq différents types de véhicules blindés, un canon anti-aérien, environ 50 caisses d'obus et huit types de diverses mitrailleuses. Ils ont détruit cinq lance-roquettes RPG, une cinquantaine de boîtes de munitions et 300 motos, a-t-il dit.

«Cependant, deux soldats ont perdu la vie et dix ont été blessés lors des opérations», a ajouté M. Olukolade.

Selon lui, les opérations ont duré deux jours et ont permis de reprendre lundi Monguno ainsi qu'une dizaine de localités proches, et les militaires «poursuivent le ratissage» avec des patrouilles dans la zone.

Boko Haram s'était emparé le 25 janvier de la base militaire et de l'arsenal de Monguno, située à environ 130 km au nord-est de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno.

C'est à Maiduguri qu'est né en 2002 le mouvement Boko Haram, à l'époque une secte qui s'est transformée en 2009 en groupe islamiste armé après l'exécution extrajudiciaire de son chef par les forces nigérianes.



Lundi, l'armée avait annoncé avoir procédé à «une opération militaire menée avec des frappes aériennes très bien coordonnées», qui lui a permis de «déloger les terroristes de Monguno et de ses environs».

Selon elle, pendant la bataille, le groupe islamiste a tenté de s'approvisionner en armes et nourriture à partir de la ville de Baga, située au nord de Monguno, sous contrôle islamiste depuis le 3 janvier.

L'armée nigériane a souvent évoqué des victoires sur Boko Haram démenties ensuite par des témoignages sur le terrain.

Mais la reprise confirmée de Monguno marque un nouveau recul des islamistes, désormais combattus dans les zones frontalières par les soldats de trois pays voisins : Nigeria, Cameroun, Niger et Tchad.

Et mardi en fin d'après-midi, sur la route de Maiduguri, l'armée tchadienne a violemment affronté des combattants de Boko Haram, tuant plusieurs d'entre eux, selon une source militaire tchadienne.

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