Une nouvelle catastrophe alimentaire menace la Somalie

Environ 260 000 personnes, dont la moitié d'enfants, sont... (PHOTO TONY KARUMBA, ARCHIVES AFP)

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Environ 260 000 personnes, dont la moitié d'enfants, sont mortes de faim en 2011-2012. Ci-dessus, des enfants font la file dans un centre de distribution de nourriture de l'ONU, à Mogadiscio, en janvier 2012.

PHOTO TONY KARUMBA, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
NAIROBI, Kenya

La Somalie, ravagée par la guerre civile depuis 1991, risque une catastrophe alimentaire, moins de trois ans après une famine meurtrière, en raison de l'absence de pluies, de l'intensification du conflit et des aides en baisse, ont averti mercredi des organisations humanitaires.

Plus de 50 000 enfants sévèrement malnutris sont aux «portes de la mort», a affirmé une coalition de 22 organisations humanitaires internationales et somaliennes, soulignant que près de trois millions de personnes étaient dans une situation de crise humanitaire, dont plus d'un million chassées de leurs foyers.

«Si nous n'agissons pas maintenant, nous risquons de voir la crise actuelle se transformer en catastrophe», a prévenu devant la presse Ed Pomfret, d'OXFAM, notant que c'était la deuxième année sans pluies en Somalie.

«Ces statistiques seraient saisissantes dans toute autre situation dans le monde», a-t-il ajouté, «le problème avec la Somalie, c'est qu'il s'agit d'une crise de plus de 20 ans (...) Les gens, plus ou moins, roulent des yeux et pensent: "pirates, terroristes, la faim et la mort, que puis-je y faire?"».

La Somalie a été le pays le plus touché par la grande sécheresse de 2011 qui a affecté plus de 11 millions de personnes à travers la corne de l'Afrique, déclenchant une famine dans une grande partie du sud, ravagé par la guerre, du pays.

Environ 260 000 personnes, dont la moitié d'enfants, sont mortes de faim en 2011-2012 selon les Nations unies, qui ont reconnu que davantage aurait dû être fait pour empêcher cette tragédie. Les signaux d'avertissements, alors visibles depuis déjà deux ans, n'avaient pas déclenché «une réponse suffisante à temps», selon l'ONU.




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