Les rebelles du nord du Mali acceptent de cesser les hostilités

Des représentants de MNLA et d'Ansar Dine se sont... (PHOTO  FAROUK BATICHE, ARCHIVES AFP)

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Des représentants de MNLA et d'Ansar Dine se sont assis à la même table, lors d'une réunion à Alger, le 21 décembre.

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Baba Ahmed
Associated Press
BAMAKO, Mali

Les groupes islamistes liés à Al-Qaïda qui contrôlent une grande partie du nord du Mali et d'autres rebelles se sont entendus vendredi pour cesser les hostilités dans les zones qu'ils contrôlent.

Cette annonce survient après que le Conseil de sécurité de l'ONU eut approuvé un plan régional visant à déloger les islamistes par une intervention militaire l'an prochain.

Le groupe Ansar Dine, qui contrôle notamment les villes de Tombouctou et de Kidal, et le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), un groupe rebelle touareg laïque, ont accepté ce compromis après avoir participé à des négociations en Algérie.

Les deux groupes ont promis d'éviter «toute action qui pourrait provoquer une confrontation et des hostilités» dans les zones qu'ils contrôlent.

Ils se sont aussi engagés à travailler ensemble pour faire libérer les otages dans le nord du Mali, où la filiale nord-africaine d'Al-Qaïda, qui détient présentement sept Français, a récolté des millions de dollars en rançons.

L'organe le plus puissant des Nations unies a autorisé jeudi le déploiement d'une force africaine dans le nord du Mali, mais la taille de la force et l'échéancier de la mission n'ont pas encore été déterminés.

Selon le responsable des opérations de paix à l'ONU, Hervé Lasdous, le déploiement ne devrait pas commencer avant septembre ou octobre 2013.

Des Maliens qui vivent sous la domination des islamistes ont exprimé leur consternation en apprenant qu'ils pourraient devoir attendre encore près d'un an avant une intervention dans le nord du pays.

«Nous voulons une action militaire rapide pour libérer nos villes», a déclaré Alpha Cissé, qui vit à Tombouctou. «Il n'y a pas d'écoles, pas de travail et pas d'argent. Nous en avons assez de cette situation.»

Le maire de Tombouctou, contrôlée par les islamistes d'Ansar Dine, a récemment affirmé que les conditions de vie dans la ville équivalaient à «vivre en enfer».

Les islamistes ont imposé aux résidants leur vision stricte de la loi islamique. Ils ont lapidé à mort un couple accusé d'adultère, coupé les mains des voleurs et recruté des enfants d'à peine 12 ans dans leurs rangs. Des hommes armés ont également attaqué des bars qui vendaient de l'alcool et ont interdit aux hommes et aux femmes de socialiser dans les rues.

 

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