Mauritanie: deux salafistes arrêtés, «probablement» les assassins d'un Américain

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Agence France-Presse
Nouakchott

Deux combattants islamistes arrêtés vendredi soir à Nouakchott, après une fusillade avec la police, sont «fort probablement» ceux qui ont assassiné le 23 juin un ressortissant américain dans la capitale mauritanienne, a-t-on appris samedi de source policière.

«Fort probablement, il pourrait s'agir des mêmes personnes ayant tué l'Américain», a déclaré cette source s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Il a ajouté qu'il s'agissait de «jeunes salafistes». L'assassinat de l'Américain avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).Un échange de tirs a eu lieu vendredi soir entre des policiers et «des hommes en armes», quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote pour l'élection présidentielle de samedi.

L'un des deux jeunes Mauritaniens arrêtés portait, selon le responsable policier, «une ceinture d'explosifs qu'il n'a pas actionné. La police l'a neutralisé (...) et a réussi à enlever la ceinture, tard dans la nuit», a-t-il précisé. Blessé, le salafiste a été transporté à l'hôpital militaire de Nouakchott.

Des témoins avaient fait état vendredi d'un troisième homme, qui aurait réussi à prendre la fuite à bord d'un véhicule. Mais cette information n'a pas été confirmée de source policière.

Dans ce même quartier de Ksar, le 23 juin, un ressortissant américain, Christopher Leggett, 48 ans, qui résidait dans le pays depuis plusieurs années, avait été tué en plein jour de plusieurs balles dans la tête devant l'établissement d'enseignement qu'il dirigeait.

La Mauritanie est la cible de plusieurs attaques revendiquées par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

Fin 2007, quatre touristes Français, avaient été tués à Aleg (250 km à l'est de la capitale). Trois jeunes Mauritaniens proches d'Aqmi sont actuellement détenus et en instance de jugement.

Des militaires mauritaniens ont également été tués dans trois attaques revendiquées par Al-Qaïda à Lemgheity (nord-est) en 2005, à Alghallaouiya (centre-nord) en 2007 puis à Tourine (extrême nord) en 2008.

Aqmi est essentiellement implantée en Algérie mais a étendu depuis près de trois ans ses opérations dans le Sahel, depuis deux ans en Mauritanie et depuis quelques semaines au Mali.




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