Pourquoi nous voulions écrire dans La Presse

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Moyad Almarzoki

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Moyad Almarzoki

Collaboration spéciale

La Presse

Dans le cadre d'une collaboration spéciale avec Singa-Québec, organisme voué à l'intégration des immigrés, La Presse a invité des réfugiés à apprendre les rudiments du métier avec des journalistes de la salle de rédaction et à publier dans ses pages sur des sujets de leur choix.

Pendant plusieurs mois, ces collaborateurs très spéciaux ont... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 1.0

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Pendant plusieurs mois, ces collaborateurs très spéciaux ont travaillé avec des journalistes de La Presse pour comprendre les rudiments du métier.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Depuis la crise des réfugiés, nous sommes parfois vus comme des « extraterrestres ». J'aimerais bien que tout le monde sache que partir de son pays, ce n'est pas exactement comme partir en pique-nique.

Je vis à Montréal depuis maintenant 17 mois. Je parle avec beaucoup de gens autour de moi. Des amis, des connaissances, et même les gens dans la rue. La plupart sont accueillants et gentils. Mais je me sens incompris lorsque je leur raconte ce que j'ai dû affronter pour fuir mon pays, la Syrie, et venir ici au Canada.

Tout le monde parle de nous, « les réfugiés ». Mais nous ne voulons pas seulement être une manchette de journal. Nous aussi, nous avons des choses à dire.

Ce projet de collaboration entre La Presse et l'organisme SINGA Québec est né d'un constat simple et évident : on parle beaucoup des personnes réfugiées, mais rarement avec elles. Politiciens, intellectuels, artistes ou citoyens engagés : beaucoup ont exprimé leur opinion, favorable ou non, à propos de leur arrivée au Québec. Mais qu'en est-il de ces personnes ? Quel regard ont-elles sur leur propre situation ?

Il y a parmi nous des personnes très instruites qui sont venues ici chercher une meilleure vie. Nous voulons montrer à tous les Québécois que nous sommes ici pour contribuer à la société et faire avancer le Québec et le Canada. 

Nous voulons bâtir des ponts et non des murs. En somme, il faut se parler. Se taire, c'est entretenir les peurs.

MOYAD ALMARZOKI

Âge : 32 ans

Origine : Syrie

Arrivée au Canada : 2016Moyad est diplômé en littérature anglaise. Il travaillait comme professeur d'anglais et interprète en Syrie, puis en Égypte, après avoir fui son pays. Aujourd'hui établi à Montréal, il a appris le français au collège de Rosemont et prévoit s'inscrire bientôt à un cours d'écriture à l'UQAM. « Ce que je souhaite désormais, c'est bâtir une meilleure vie pour moi et contribuer à la société québécoise et canadienne. »




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