Les finalistes du prix Sakharov 2016 dévoilés

Parmi les finalistes figure Nadia Murad Basee, une... (photo Eduardo Munoz, archives REUTERS)

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Parmi les finalistes figure Nadia Murad Basee, une yézidie rescapée de l'EI qui a été nommée mi-septembre ambassadrice de l'ONU pour la dignité des victimes du trafic d'êtres humains.

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Agence France-Presse
BRUXELLES

Un journaliste d'opposition turc, un leader des Tatars de Crimée et deux femmes yézidies rescapées de l'État islamique en Irak: le Parlement européen a désigné mardi les finalistes de son prix Sakharov, qui récompense des défenseurs des droits de l'homme.

Le lauréat de ce prix, attribué tous les ans à des personnalités qui se sont illustrées dans la défense des droits de l'homme, sera choisi parmi eux lors d'une session plénière le 27 octobre à Strasbourg, a indiqué le Parlement dans un communiqué.

Can Dündar, ancien rédacteur en chef du journal d'opposition turc Cumhuriyet, Moustafa Djemilev, leader historique des Tatars de Crimée, ainsi que Nadia Murad Basee et Lamiya Aji Bashar, deux femmes de la communauté yézidie d'Irak, ont été sélectionnés dans une liste de noms proposés par les groupes politiques du Parlement.

Le choix sera effectué par le président du Parlement européen et les présidents des différents groupes politiques, avant une cérémonie de remise du prix programmée le 14 décembre à Strasbourg.

M. Dündar, accusé d'avoir divulgué des « secrets d'État » en Turquie, a été condamné en mai à cinq ans et dix mois d'emprisonnement. Il est également sous la menace d'une autre condamnation pour des liens présumés avec l'organisation de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'être le cerveau de la tentative de coup d'État mi-juillet en Turquie.

« Il a survécu à une tentative d'assassinat et vit aujourd'hui en exil », a souligné le Parlement.

Moustafa Djemilev se bat lui « pour les droits de l'homme et des minorités depuis plus d'un demi-siècle », est-il indiqué dans ce même communiqué. Cet « ancien président de l'assemblée des Tatars de Crimée, ancien dissident soviétique et député ukrainien », déporté en Asie centrale durant son enfance, « est à nouveau interdit de territoire » en Crimée depuis son annexion par la Russie.

Quant à Nadia Murad Basee et Lamiya Aji Bashar, le Parlement européen les présente comme « des défenseuses de la communauté yézidie et rescapées de l'État islamique (EI) ». Originaires d'un village irakien « massacré par Daech (acronyme de l'organisation État islamique) au cours de l'été 2014, elles font partie des milliers de jeunes filles et de jeunes femmes enlevées et forcées à l'esclavage sexuel ».

Nadia Murad Basee a été nommée mi-septembre ambassadrice de l'ONU pour la dignité des victimes du trafic d'êtres humains. Elle milite pour que les persécutions commises en 2014 contre les yézidis soient considérées comme un génocide.

En 2015, c'est le blogueur saoudien Raïf Badawi, emprisonné et condamné à la flagellation dans son pays pour « insulte » envers l'islam, qui avait obtenu le Prix Sakharov.

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