Myriophylle à épi: le PQ demande une politique nationale de prévention

Extrêmement fragile au toucher, le myriophylle à épi... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Extrêmement fragile au toucher, le myriophylle à épi se reproduit par boutures et sa reproduction rapide peut créer des herbiers si denses que toute autre espèce végétale finit par disparaître.

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Avec officiellement 110 lacs et rivières touchés par la propagation du myriophylle à épi, dont le fleuve Saint-Laurent, le Parti québécois réclame la création d'une politique nationale de prévention pour lutter contre cette plante aquatique envahissante qui se multiplie rapidement.

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Le ministère de l'Environnement a dévoilé hier matin un recensement officiel, mais non exhaustif, des 110 lacs et rivières où la présence de myriophylle a été confirmée au printemps dernier.

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Le ministère de l'Environnement a transmis hier matin à La Presse un recensement officiel, mais non exhaustif, des cours d'eau où la présence de myriophylle a été confirmée au printemps dernier.

>>> Consultez la liste fournie par le Ministère

La région des Laurentides, avec une quarantaine de lacs touchés, est la plus durement frappée par la propagation de la plante aquatique envahissante. L'Outaouais, avec 25 lacs touchés, et l'Estrie (20 lacs) sont également sous la surveillance étroite de groupes de riverains.

Extrêmement fragile au toucher, le myriophylle à épi se reproduit par boutures qui sont libérées dans l'eau lorsqu'on l'effleure d'une pagaie ou d'une rame. Sa reproduction rapide peut créer, en l'espace d'un ou deux ans, des herbiers si denses que toute autre espèce végétale finit par disparaître, étouffant peu à peu la vie animale. Sur plusieurs lacs de villégiature, la navigation à moteur est interdite pour éviter que la propagation ne s'accélère.

« Il est temps que le ministère de l'Environnement se dote d'une politique de prévention claire et efficace. »

- Sylvain Gaudreault, porte-parole de l'opposition en matière d'Environnement

« Il semble qu'à l'heure actuelle, les municipalités et le ministère se lancent la balle sur la façon d'agir. On a l'impression que le ministre [David Heurtel] cherche à tenir ça mort plutôt que d'en parler. C'est son rôle d'agir », lance le député péquiste Sylvain Gaudreault, porte-parole de l'opposition en matière d'Environnement.

Selon lui, des mesures comme l'inspection obligatoire des hydravions et la sensibilisation des pilotes devraient être envisagées. C'est par les flotteurs de ces appareils que le myriophylle semble se propager dans les lacs en régions plus éloignées.

M. Gaudreault presse aussi Québec d'accélérer la recherche au sujet du myriophylle à épi et sur les façons de le combattre. « C'est drôle, le gouvernement annonce qu'il a plein de surplus, mais il n'y a que le ministère de l'Environnement qui n'a pas vu ses budgets augmenter », déplore M. Gaudreault.

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel n'était pas en mesure d'accorder d'entrevue à ce sujet hier. « Le Ministère collabore avec les différents partenaires qui cherchent des solutions efficaces pour contrôler l'espèce, en s'assurant que ces solutions n'auront pas pour effet d'induire d'autres problématiques environnementales nocives pour la santé de l'écosystème et de sa biodiversité », a indiqué par courriel sa porte-parole, Émilie Simard.




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