Les écoles de Téhéran fermées pour un 3e jour consécutif

Un policier muni d'un masque antipollution régule la... (PHOTO VAHID SALEMI, AP)

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Un policier muni d'un masque antipollution régule la circulation à Téhéran, le 20 décembre. La pollution est provoquée à 80 % par les gaz d'échappement des cinq millions de véhicules et presque autant de motocyclettes qui circulent dans la capitale.

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Les écoles seront fermées mardi à Téhéran pour le troisième jour consécutif en raison de la forte pollution qui affecte la capitale et d'autres régions d'Iran, ont annoncé lundi les autorités iraniennes.

«Toutes les écoles resteront fermées mardi à Téhéran, Islam-Shahr, Shahr-Rey et Pakdasht» une ville ouvrière en banlieue de la capitale, a annoncé le comité de la pollution de l'air.

Dans les autres villes de la province de Téhéran, seules les écoles primaires seront fermées.

Il a été demandé aux personnes âgées, aux enfants et aux malades, notamment du coeur, de ne pas sortir dans la rue. Toutes les compétitions sportives ont été annulées et les services d'urgence mis en état d'alerte.

Cette situation pourrait être prolongée jusqu'à jeudi, selon les médias.

La pollution de l'air atteint depuis plusieurs jours des niveaux très élevés à Téhéran et son agglomération qui comptent 14 millions d'habitants, mais aussi dans une dizaine d'autres villes iraniennes.

À Téhéran, l'index de la qualité de l'air atteignait lundi le niveau 134 (contre 148 samedi), à 16 points du niveau rouge, alors que le niveau normal est compris entre 0 et 50 selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La pollution est provoquée à 80 % par les gaz d'échappement des cinq millions de véhicules et presque autant de motocyclettes circulant quotidiennement dans la capitale embouteillée de manière quasi permanente et dont les effets sont amplifiés en hiver.

La pollution provoquée par les motocyclettes est encore plus élevée que celle provoquée par les voitures.

Le gouvernement a décidé de distribuer seulement de l'essence euro 4 (norme européenne d'émission) dans les grandes villes, dont Téhéran, mais cette mesure n'a pas permis d'améliorer la situation.

En 2012, la pollution avait contribué à la mort prématurée de 4500 personnes à Téhéran et 80 000 dans tout le pays, selon le ministère de la Santé.

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