Fuite de pétrole au large de Santa Barbara

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Quelque 80 000 litres de pétrole auraient été déversés dans le Pacifique au large de Santa Barbara.

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Agence France-Presse
Los Angeles

Les autorités californiennes luttaient mercredi pour contenir une fuite de pétrole et nettoyer une zone qui accueille normalement de nombreux touristes, près de Santa Barbara, après la rupture d'un oléoduc qui a laissé échapper des milliers de litres d'hydrocarbures dans l'océan.

Au lendemain de la fuite, au nord-ouest de Los Angeles, des survols d'hélicoptères ont montré que la nappe polluante s'étend sur 14 kilomètres le long de la côte pacifique, selon Jennifer Williams, porte-parole des gardes-côtes.

Des équipes de nettoyeurs en combinaisons blanches tentaient de récupérer le pétrole sur la plage avec des râteaux, à Refugio Beach, où un camping a été évacué en attendant que les opérations de nettoyage prennent fin.

Selon les médias locaux, la fuite a été estimée à environ 80 000 litres, mais les autorités ont précisé que ces estimations étaient susceptibles d'être revues.

La fuite a été détectée mardi sur un oléoduc opéré par Plains All America Pipeline, qui a coupé l'approvisionnement en pétrole dès que la fuite a été détectée, selon la compagnie.

Maintenant que la cause de la fuite a été identifiée, «il n'y a plus de pétrole qui s'échappe dans l'eau», a-t-elle indiqué, ajoutant qu'elle regrettait profondément cette fuite et qu'elle faisait tout son possible pour en limiter l'impact sur l'environnement.

Elle n'a pas pu préciser combien de litres de pétrole avaient fui.

Les plages des environs de Santa Barbara accueillent normalement des milliers de visiteurs pour le week-end du Memorial Day qui arrive.

Des groupes de défense de l'environnement ont regretté cet incident et affirmé que des erreurs avaient été commises.

«Il reste de nombreuses questions, notamment pourquoi n'y avait-il pas de système d'arrêt automatique sur cet oléoduc relativement nouveau, et pourquoi les premières mesures n'ont pas été plus efficaces pour arrêter la fuite», a notamment déclaré Owen Bailey, directeur du groupe Environmental Defense Center (EDC).

«Cette région abrite une vie sauvage incroyablement riche, notamment plusieurs espèces de baleines en danger, et cette côte est emblématique et attire des gens du monde entier», a-t-il ajouté.

«Il est temps de demander plus de la part de cette industrie incroyablement riche», a dit de son côté Kathryn Phillips, directrice du groupe Sierra Club.

Santa Barbara a été le théâtre de ce qui était alors la plus grande marée noire de l'histoire des États-Unis, en 1969, quand plusieurs millions de litres de brut s'étaient répandus dans l'océan après l'explosion d'une plate-forme pétrolière.

D'après les médias locaux, quelque 80 000 litres de pétrole auraient été déversés dans le Pacifique au large de Santa Barbara.

Sur la plage de Refugio Beach d'épaisses couches noires graisseuses recouvraient déjà en partie le sable et les rochers, et de nombreux bénévoles étaient déjà mobilisés pour nettoyer, chaussés de bottes en caoutchouc.

Morgan Miller, l'un d'entre eux, craint que les autorités et Plains All American Pipeline «disent que (la fuite) est contenue, mais cela devient clairement pire à mesure qu'on avance vers le sud et ça va continuer à s'étendre vers le sud».

Il note qu'il ne sait «pas combien de temps cela va prendre, mais je ne vois pas comment cette plage pourrait être utilisable avant au moins plusieurs mois. Il va falloir beaucoup de monde pour la nettoyer».

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