Pesticides: le fédéral poursuivi par des groupes écologistes

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Deux groupes écologistes viennent de déposer une poursuite contre le gouvernement fédéral concernant l'homologation de produits contenant trois pesticides.

Équiterre et la Fondation David Suzuki poursuivent ainsi, devant la Cour fédérale à Ottawa, la ministre de la Santé et l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire.

Ils leur reprochent de refuser d'examiner plus à fond l'homologation de produits qui contiennent du trichlorfon, du trifluraline et du chlorthal-diméthyle.

En octobre 2012, les écologistes avaient déposé une requête pour que soient étudiés les cas de 29 pesticides, a rapporté en entrevue Isabelle St-Germain, directrice-générale adjointe d'Équiterre.

«On voulait qu'il y ait un examen qui soit fait parce que ces pesticides-là sont interdits en Europe. Il y en a qui sont interdits depuis 15 ans, d'autres depuis 10 ans, d'autres depuis trois ans. Et parce que le Canada est membre de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), quand il y a une interdiction de distribution de pesticides dans des pays, le Canada se doit d'examiner les requêtes», a expliqué Mme St-Germain.

Les plaignants n'ont obtenu qu'une réponse partielle à leur requête.

«Quand on a fait cette demande-là, ça a pris beaucoup de temps avant que ce soit regardé. Il n'y a pas longtemps, on a eu la réponse. Pour trois des 29 pesticides pour lesquels on avait demandé un examen, ils ont fait une révision à l'interne et ils ont dit "non, tout est ok". Mais ils sont bannis en Europe, pourquoi nous on continue de les accepter au Canada?», s'est insurgée Mme St-Germain.

Ces pesticides ont été bannis en Europe à cause d'inquiétudes concernant la santé humaine et l'environnement, a rapporté Mme St-Germain.

Dans leur poursuite, Équiterre et la Fondation David Suzuki dénoncent aussi les trop longs délais avant d'obtenir une réponse aux demandes d'examen touchant les 26 autres pesticides.

Fait à noter: le gouvernement du Québec a déjà fait son bout de chemin pour ce qui relève de son pouvoir, à savoir d'interdire la vente et l'usage du chlorthal-diméthyle sur les pelouses depuis 2003.

Après que le Québec eut adopté son code de gestion des pesticides à des fins esthétiques, l'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont suivi, mais en étant encore plus restrictifs que le Québec, a souligné Mme St-Germain.

Le trifluraline est un herbicide qui peut être présent dans 17 produits enregistrés au Canada. Il est particulièrement populaire dans les Prairies.

Le trichlorfon est un insecticide homologué pour usage pour les sapins baumiers et les épinettes, notamment.

Le chlorthal-diméthyle est un herbicide utilisé dans trois produits destinés à combattre les mauvaises herbes à feuilles larges et les graminées en agriculture.

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