Abeilles empoisonnées: les apiculteurs se mobilisent

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La Fédération des apiculteurs demande à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), l'organisme fédéral de surveillance des pesticides, de bannir les néonicotinoïdes.

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Les apiculteurs du Québec demandent le bannissement des néonicotinoïdes, une classe de pesticides nuisibles aux abeilles. Ils ont adopté une résolution en ce sens la semaine dernière.

La Fédération des apiculteurs a adressé cette demande à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), l'organisme fédéral de surveillance des pesticides.

«L'utilisation actuelle des néonicotinoïdes en grandes cultures est nocive pour les pollinisateurs, crée des problèmes environnementaux dont l'importance outrepasse largement les éventuels bénéfices», affirme la fédération dans sa résolution.

«Nous avons écrit à l'ARLA et nous serons en contact avec nos collègues de l'Ontario à ce sujet», a affirmé Jean-Pierre Chapleau, porte-parole de la Fédération des apiculteurs du Québec.

Mis au point dans les années 80, les néonicotinoïdes forment aujourd'hui la classe la plus employée d'insecticides. Ils sont appliqués comme enrobage sur les semences afin de conserver une protection tout au long de la vie de la plante. Ils s'inspirent de l'effet de la nicotine, un insecticide naturel développé par le tabac.

Pratiquement tout le maïs et plus de la moitié des graines de soya employés au Québec sont enrobés d'une sorte de néonicotinoïde.

C'est au moment des semis que la nocivité des «néonics» est la plus patente. Les semoirs pneumatiques utilisés par les agriculteurs répandent de la poussière contaminée. Ce phénomène imprévu au moment de la mise en marché des pesticides est maintenant reconnu par les scientifiques et les autorités.

5000 ruches décimées

L'an dernier, en Ontario, 5000 ruches ont été décimées au printemps et des analyses ont permis de constater que les abeilles étaient contaminées aux néonicotinoïdes. Le phénomène ne semble pas s'être reproduit cette année.

Cependant, les apiculteurs craignent aussi une toxicité chronique de ces produits, au-delà de la période des semis. Ils contestent aussi l'efficacité des substances à augmenter les rendements des cultures.

Les «néonics» ne sont qu'une des nombreuses menaces qui pèsent sur les abeilles, dont dépend plus du tiers de la production alimentaire mondiale.

De son côté, l'industrie agrochimique nie la nocivité de ses produits pour les abeilles, mais travaille en même temps à des solutions pour diminuer la production de poussière au moment des semis. Les principaux fabricants de néoniconinoïdes sont Syngenta et Bayer.

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