Forêt Broadback: des Cris du Québec veulent s'inspirer de la C.-B.

Vue sur la forêt boréale sur la rivière... (PHOTO CLÉMENT SABOURIN, ARCHIVES AFP)

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Vue sur la forêt boréale sur la rivière Broadback, à Waswanipi.

PHOTO CLÉMENT SABOURIN, ARCHIVES AFP

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La Presse Canadienne
Vancouver

Une délégation de Cris du Nord-du-Québec est en visite en Colombie-Britannique afin de s'inspirer des négociations qui ont permis récemment de protéger une grande forêt tropicale humide sur la côte ouest.

La Première Nation des Cris de Waswanipi, à l'ouest de Chibougamau, veut protéger intégralement la forêt Broadback, jusqu'ici inexploitée par les entreprises, et s'oppose à la construction de chemins forestiers qui y donneraient accès. Les Cris veulent protéger leur mode de vie et assurer la survie des caribous.

Six membres de la communauté de Waswanipi, dont le chef Marcel Happyjack, espèrent tirer des enseignements de toutes les parties impliquées dans les négociations qui ont mené à la conclusion d'un accord visant à protéger la forêt tropicale humide dite «Great Bear». Des décennies de négociations ont finalement permis de protéger 85 % de cet écosystème unique, qui longe la côte de la Colombie-Britannique de l'île de Vancouver jusqu'en Alaska.

Le chef Happyjack explique que sa délégation veut apprendre de tout le processus qui a mené à cette entente, mais aussi connaître les mesures adoptées pour lutter contre les changements climatiques.

L'entente sur la forêt Great Bear prévoit en effet la création d'une agence qui s'occupera de la gestion et de la vente des crédits carbone tirés du gaz carbonique absorbé par les arbres protégés. Le chef Happyjack a ainsi appris d'un chef de Colombie-Britannique que ce programme de crédits carbone avait permis de remplacer par des emplois en gestion environnementale tous les emplois perdus dans l'exploitation forestière.

Les Cris de Waswanipi espèrent conclure une entente semblable pour la forêt Broadback.

L'impact environnemental du projet d'exploitation de la forêt Broadback est actuellement évalué par le Comité d'examen des répercussions sur l'environnement et le milieu social (Comex). Le gouvernement du Québec devrait prendre une décision fin mars après avoir reçu le rapport du Comex. Québec a déjà créé une aire protégée au nord de la rivière Broadback, tandis que les projets de routes visent le sud du cours d'eau.

«Comme l'île d'Anticosti, la forêt Broadback représente un milieu exceptionnel à protéger, disait il y a deux semaines le chef Happyjack. Le premier ministre Philippe Couillard dit qu'il est un grand défenseur de ces milieux naturels: je l'invite donc à se joindre à moi pour défendre la forêt Broadback.»

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