Média: Axel Springer renonce à se fournir en papier canadien

Le groupe forestier canadien a en effet été... (Photo Marc St-Hilaire, Le Quotidien)

Agrandir

Le groupe forestier canadien a en effet été privé ces dernières années de licences FSC (certification de développement durable) en raison du non-respect de traités conclus avec des populations autochtones.

Photo Marc St-Hilaire, Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
MONTRÉAL

Le géant allemand des médias Axel Springer a décidé de ne plus se fournir en papier auprès du leader canadien de la sylviculture, Produits forestiers Résolu (PFR), en raison des tensions du forestier avec les autochtones et les écologistes, a-t-on appris vendredi.

«Axel Springer observe depuis des années avec attention les querelles entre les organisations environnementales, les Premières Nations et l'industrie forestière», a indiqué dans un courriel à l'AFP Michael Schneider, porte-parole du groupe.

Interrogé vendredi, PFR n'a pas souhaité faire immédiatement de commentaire.

L'organisation écologiste Greenpeace mène une campagne depuis plusieurs années pour s'opposer à l'exploitation excessive de la forêt boréale par les entreprises de bois, dont PFR. Cette société poursuit en justice l'ONG et réclame des dommages à hauteur de sept millions de dollars.

Le groupe forestier canadien a en effet été privé ces dernières années de licences FSC (certification de développement durable) en raison du non-respect de traités conclus avec des populations autochtones ou pour des efforts jugés insuffisants pour la protection d'espèces animales, le caribou forestier en particulier.

De son côté, Greenpeace milite auprès des grands acheteurs mondiaux de papiers afin que ces derniers ne s'approvisionnent qu'en produits certifiés FSC.

Appuyé par plusieurs élus québécois, y compris le premier ministre de la province Philippe Couillard, PFR a récemment lancé une grande campagne dans les médias ciblant les écologistes, qu'elle accuse de «désinformation» et de faire perdre des emplois aux régions.

«Dans les conflits entre Greenpeace et Résolu, nous avons lancé des enquêtes à plusieurs reprises ces dernières années en visant l'optimisation écologique et sociale de la chaîne du bois et du papier», a indiqué le groupe Axel Springer.

«Vu l'escalade actuelle tant juridique que dans la communication, du côté de Résolu, Axel Springer a, fin 2014, mis fin à sa relation contractuelle», a ajouté Michael Schneider.

«Tant que la situation entre Résolu et les groupes d'intérêt concernés n'aura pas changé, Axel Springer ne passera pas de nouveaux contrats», conclut-il, soulignant avoir «développé de nouvelles alternatives pour remplacer le papier d'impression canadien».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer