Galapagos: des Chinois détenus pour pêche illégale de requins

Le requin soyeux est menacé d'extinction.... (PHOTO WIKICOMMONS)

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Le requin soyeux est menacé d'extinction.

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Agence France-Presse
Quito

L'équipage d'un navire chinois, arrêté dans l'archipel des Galapagos pour pêche illégale de requins menacés d'extinction, a été placé en détention provisoire par la justice équatorienne, a annoncé mardi le ministre de l'Environnement, Tarsicio Granizo.

Une juge de l'île San Cristobal a ordonné le placement en détention de la vingtaine de marins et la saisie du bateau, le Fu Yuan Yu Leng 999.

Le navire avait été arraisonné par les autorités équatoriennes dimanche dans la réserve marine des Galapagos, avec environ 300 tonnes de pêche à bord, dont des espèces protégées tel que le requin marteau, menacé d'extinction, et le requin soyeux.

«Il semble que les requins représentaient la plus grande quantité», a précisé M. Granizo lors d'une conférence de presse à Quito.

Les ailerons de requins sont très appréciés des gourmets asiatiques.

L'embarcation de 98 m a été interceptée près de l'île San Cristobal, alors qu'elle naviguait illégalement dans les eaux de l'archipel de Galapagos, classé patrimoine naturel de l'Humanité pour sa flore et sa faune uniques.

Toutes les espèces de ces îles, appartenant à l'Équateur, sont protégées dans le périmètre des 133 000 km2 de la réserve marine la plus grande de la planète, et sanctuaire de divers animaux, dont des squales.

Le ministre a précisé que «toute cette pêche ne provenait pas nécessairement de la réserve marine, mais le fait d'y avoir trouvé de jeunes requins (...) indique qu'ils ont pu être pêchés dans la réserve».

La loi équatorienne prévoit des peines de un à trois ans de prison pour les délits contre la flore et la faune.

Selon le commandant des opérations navales de la Marine équatorienne, le contre-amiral Darwin Jarrin, le navire appartient à une flotte battant pavillon chinois présente dans les eaux internationales proches de l'Équateur.

L'archipel des Galapagos, qui tient son nom des tortues géantes qui l'habitent à un millier de kilomètres des côtes équatoriennes, a servi de laboratoire au naturaliste anglais Charles Darwin pour développer sa théorie sur l'évolution des espèces.




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