Climat: l'ONU appelle les pays développés à augmenter leur aide

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Agence France-Presse
Paris

L'ONU a appelé mardi à Marrakech les pays développés à augmenter leur aide pour que les pays en développement puissent faire face à des dérèglements climatiques en recrudescence.

«Le monde a promis d'aider les pays en développement à s'adapter aux perturbations causées par des changements comme la modification des précipitations et l'élévation du niveau des océans», rappelle Erik Solheim, le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), dans un communiqué publié en marge de la journée des chefs d'État à la COP22.

«Nous devons tenir cette promesse, réduire le fossé» entre les besoins et les financements prévus pour les actions d'adaptation au changement climatique, dit le responsable.

Selon le PNUE, 140 à 300 milliards de dollars par an seront nécessaires d'ici 2030 pour faire face aux impacts du réchauffement dans les pays les plus vulnérables (sécheresses, vagues de chaleur, inondations, etc.).

Or, à ce stade, l'aide - sous forme de prêts ou de dons - prévue pour financer ce type de projets (digues, habitations surélevées, systèmes d'alerte météo, accès à l'eau potable, sélection de semences, etc.) est très en deçà de ces montants.

Selon l'OCDE, l'aide internationale pour des projets liés au climat a atteint en 2014 près de 62 milliards de dollars (public + privé), mais seulement 16 % de ce montant est allé à des projets dits «d'adaptation».

La majorité de l'aide va ainsi plutôt à des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre (énergies renouvelables, transports propres, lutte contre la déforestation, etc.).

L'accord de Paris prévoit un rééquilibrage entre les aides à l'adaptation et la réduction des émissions.

Les pays riches se sont engagés à fournir un total de 100 milliards par an d'ici 2020 et davantage par la suite.

Ils ont aussi dit vouloir doubler l'aide à l'adaptation d'ici 2020, mais cela la porterait à une vingtaine de milliards annuels, soit un montant insuffisant au regard des besoins estimés par l'ONU.

À Marrakech, de nombreuses discussions se sont focalisées sur ce déficit, mais, selon Armelle Le Comte d'Oxfam, «il y a eu peu de progrès en première semaine: nous espérons que les chefs d'État et les ministres vont monter au créneau sur ce sujet» entre mardi et mercredi à Marrakech.

Une rencontre entre ministres des Finances est programmée mercredi.

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