Près de la moitié des plus grands investisseurs de la planète ignorent le risque climatique

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En bas du classement, on retrouve les fonds souverains d'États pétroliers, comme Abu Dhabi, le Koweït, l'Arabie Saoudite et le Qatar.

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Agence France-Presse
PARIS

Près de la moitié des plus importants investisseurs mondiaux ne prennent pas en compte le changement climatique et le risque que cela fait peser sur leur portefeuille d'actifs, selon l'étude d'une ONG dévoilée lundi.

«Les fonds de pension et les assureurs qui ignorent le changement climatique, jouent avec les économies et la sécurité financière de centaines de millions de personnes dans le monde», fustige l'ONG AODP (Asset Owners Disclosure Project) qui passe au crible chaque année l'engagement environnemental des 500 plus gros investisseurs mondiaux (fonds de pension, assureurs, fonds souverains, etc.).

Parmi eux, 246, représentant 14 300 milliards de dollars (17 945 milliards de dollars CAN) de fonds, «ignorent complètement le risque climatique», constate l'ONG, tandis que 97, représentant 9400 milliards de dollars (11 796 milliards de dollars CAN) de fonds, «prennent des actions effectives pour réduire le risque du changement climatique».

Parmi les critères regardés, AODP note que 10 % des investisseurs mesurent «l'impact carbone» de leur portefeuille, tandis que seuls 2 % affichent des objectifs de réduction de cet impact, c'est-à-dire des émissions de CO2 issues des activités des entreprises dans lesquelles ils ont des participations.

Toutefois, l'ONG constate des progrès par rapport au précédent classement, avec une augmentation de 63 % des investissements bas carbone (138 milliards de dollars - 173 milliards de dollars CAN) par rapport à l'an dernier.

La Suède et la Norvège arrivent en tête de ce classement. La France, qui a accueilli en décembre la dernière conférence de l'ONU pour le climat (COP21), fait figure de bon élève, au quatrième rang mondial avec trois fonds parmi les 20 premiers.

À l'inverse, en bas du classement, on retrouve les fonds souverains d'États pétroliers, comme Abu Dhabi, le Koweït, l'Arabie Saoudite et le Qatar.

Le rôle du secteur de la finance est considéré comme essentiel pour inciter les entreprises à participer à la transition énergétique et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et ainsi permettre de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius par rapport à l'ère préindustrielle.

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