Un accord à Paris pourrait permettre d'éviter le pire des scénarios

Earth Crisis, l'oeuvre de l'artiste américain Shepard Fairey... (PHOTO CHARLES PLATIAU, REUTERS)

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Earth Crisis, l'oeuvre de l'artiste américain Shepard Fairey qui consiste en un globe qui se balance entre le premier et le deuxième étage de la tour Eiffel, à Paris, le 26 novembre.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La planète peut échapper aux pires scénarios climatiques voire limiter le réchauffement à deux degrés Celsius, si la majorité des pays à la conférence de Paris tiennent et poursuivent après 2030 leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre, selon des scientifiques.

«Si ces objectifs, appelés Nouveaux Cadres d'Engagement (Intended Nationally Determined Contributions ou INDC), sont respectés et suivis au-delà de 2030 par des mesures similaires ou plus ambitieuses, ils ont le potentiel de réduire le risque d'un plus grand réchauffement planétaire et d'accroître la probabilité de limiter la montée du thermomètre à deux degrés Celsius» à la fin du siècle, concluent les auteurs d'une étude publiée jeudi dans la revue américaine Science.

Ces INDC, un élément clé de tout accord contre le changement climatique, revêtent différentes formes et actions selon les pays et portent sur des périodes allant de 2025 à 2030.

Ainsi les États-Unis, deuxièmes plus grands émetteurs de ces gaz derrière la Chine, proposent de réduire ces émissions, notamment le CO2, de 26 à 28 % d'ici 2025 sur leur niveau de 2005. Pékin s'est engagée à les plafonner d'ici 2030 et à accroître sur la même période ses sources d'énergie propre pour qu'elles représentent 20 % environ de la consommation énergétique nationale.

D'autres pays proposent des actions pour préserver ou accroître les puits de carbone comme les forêts.

Les scientifiques ont testé ces différents INDC et fait des simulations informatiques avec des variations de température résultant de ces objectifs nationaux de réductions des émissions de CO2 d'ici 2100, utilisant des hypothèses de diminution possible de ces gaz au-delà de 2030.

«Nous avons non seulement analysé ce que les différents engagements nationaux pourraient produire pour contenir le réchauffement sur les 10 à 15 prochaines années, mais également comment ils pourraient servir de fondation au-delà de ces périodes», explique Allen Fawcett, un économiste de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), principal auteur de cette étude.

Les chercheurs ont également comparé les engagements avancés par différents pays pour la conférence climat de Paris avec un monde dans lequel les pays n'agissaient pas pour réduire leurs émissions ou commençaient à s'y attaquer seulement en 2030.

Sans décision d'ici 10 à 15 ans, la planète n'a quasiment aucune chance de limiter la montée du mercure à deux degrés et connaîtrait probablement un accroissement de plus de quatre degrés de la température globale, selon leurs simulations.

À contrario, les différents engagements nationaux de réduction de CO2 avancés pour la conférence de Paris, poursuivis voire amplifiés après 2030, offrent une chance de contenir la hausse des températures à deux degrés et accroissent fortement les probabilités d'éviter un réchauffement dépassant les quatre degrés, concluent ces chercheurs.

Environ 150 pays représentant près de 90 % des émissions totales de CO2 ont déjà avancé des engagements de réduction (INDC).

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